RDC: la «Dynamique de l’opposition» désapprouve l’arrêt de la Cour constitutionnelle

Des membres de l’opposition congolaise après une déclaration politique le 05/08/2015 à Kinshasa. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Les opposants réunis au sein de la coalition « Dynamique de l’opposition » ont désapprouvé mercredi 9 septembre l’arrêt de la Cour constitutionnelle rendu la veille sur l’élection des gouverneurs de nouvelles provinces. Pour eux, il n’existe pas de force majeure qui justifie la non organisation de ce scrutin.

Dans son arrêt, la Cour constitutionnelle avait dit constater « la force majeure » qui empêche la Commission électorale nationale indépendante d'organiser dans les délais légaux les élections des gouverneurs et des vice-gouverneurs en l’absence d'installation des bureaux définitifs des assemblées de nouvelles provinces.

Pour la « Dynamique de l’opposition, cette force majeure évoquée par la cour est imaginaire.

«Il n’y a pas de cas de force majeure. Cette force majeure est imaginaire, créée de toutes pièces pour obtenir à tout prix le glissement», a déclaré Emery Ukundji, modérateur de cette plateforme qui réunit une vingtaine des partis politiques dont l’UNC de Vital Kamerhe, le MLC de Jean-Pierre Bemba, l’Ecidé de Martin Fayulu, les Fonus de Joseph Olengankoy, l’Envol de Delly Sesanga, l’ATD de José Makila et le CDER de Jean-Lucien Busa.

Ces opposants estiment que l’arrêt de la Cour constitutionnelle consacre « le glissement ».

«Le triangle Ceni-Gouvernement-Cour Constitutionnelle vient de prouver clairement que c’est un triangle qui consacre le glissement en violation intentionnelle et manifeste de la constitution de la République. Nous demandons à ce que les juges de la Cour Constitutionnelle qui se sont disqualifiés d’eux-mêmes soient remplacés », a fait savoir Emery Okundji.

La Dynamique de l’opposition réclame le retour aux onze provinces dont six ont été éclatées en 21, comme prévu dans la constitution de 2006.

«Vous voyez aujourd’hui, on est en train de vouloir semer le chaos malheureusement cautionné par la Cour Constitutionnelle. Et nous disons que les élections dont le délai est constitutionnel doivent se tenir», a conclu le député Okundji qui lisait la déclaration de sa plateforme.

La Cour constitutionnelle a rendu mardi 8 septembre un arrêt enjoignant le gouvernement de prendre des mesures transitoires exceptionnelles pour assurer la direction de nouvelles provinces et à la Ceni d’organiser l’élection des gouverneurs avant tout autre scrutin.

Les opposants redoutent que cet arrêt ouvre la voie à « un glissement » qui aboutirait au report des élections.

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