Boende : les prisonniers incarcérés dans une ancienne cabine électrique, déplore la société civile

Des inscriptions sur le mur intérieur d'une prison en RDC le 18/1/2003. Ph- Don John

La société civile de la Tshuapa déplore les conditions carcérales à la prison centrale de Boende. Son coordonnateur, Gérard Eloko a indiqué, mardi 9 février, que cette maison pénitentiaire est une ancienne cabine électrique, située dans un camp militaire.

«C’est une véritable forteresse car elle ne dispose pas d’aération et les détenus y vivent difficilement», a-t-il souligné.

A en croire Gérard Eloko, Le directeur de la prison de Boende et le personnel pénitentiaire ne disposent pas de bureaux.

Cette maison carcérale a une capacité d’accueil d’une quarantaine de personnes. Actuellement, elle regorge les détenus en provenance d’Ikela, Befale et Monkoto, où les conditions carcérales ne sont pas sécurisées à la suite de l’insuffisance de l’effectif de policiers.

Les autorités de la Tshuapa utilisent ce bâtiment, après l'écroulement de l’ancienne prison de Boende en 1998.

La concession qui servait de prison de Boende avait été lotie par le service de cadastre et des titres fonciers.

«Si jamais on voulait la reconstruire, il faudra déguerpir les occupants ou choisir un autre site», a poursuivi Gérard Eloko.

En juillet dernier, la Fondation Bill Clinton pour la paix avait dénoncé les mauvaises conditions de détention dans les prisons de la RDC. Plusieurs évasions ou tentatives d’évasion seraient également dues aux conditions de détention infrahumaines, selon cette ONG internationale.​

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