Nord-Kivu: vive tension entre population et FARDC à Nyamilima

A coté de leur maison d'habitation, les membres d'une même famille suivent le passage du cortège du gouverneur du Nord-kivu, lors de sa première visite officielle à Rutshuru après le conflit Ph John Bompengo/ Radio Okapi

La tension est vive, depuis samedi 9 avril, entre la population et les Forces armées de la RDC (FARDC), à Nyamilima après l’assassinat du président sortant de la communauté hutu du groupement Binza (Nord-Kivu).

La victime, tuée dans la nuit du vendredi dernier, était également préfet de l’Institut Faraja de Nyamilima.

Le flou demeure encore sur l’identité des auteurs de ce crime. La société civile locale attribue ce meurtre à des inconnus, mais d’autres sources sur place pointent l’index accusateur aux Maï-Maï qui opèrent dans la contrée.

Les habitants en colère ont tabassé, dans la nuit de samedi, un militaire qui était arrivé sur le lieu peu après l’assassinat.

L’homme en uniforme qui tentait de s’en fuir a tiré dans la foule, blessant grièvement deux personnes, à savoir: le père du défunt [président du groupement Binza] et une femme, tous deux actuellement admis aux soins dans un hôpital de Nyamilima.

La même nuit, le militaire a été appréhendé et lapidé par la foule en colère.

Une situation qui a occasionné une vive tension entre la population et les FARDC depuis samedi.

La conséquence est que les cérémonies de deuil ont été perturbées.

Selon le président de la jeunesse de la communauté hutu à Nyamilima,  dans le trouble, une  fillette de huit ans a été grièvement blessée par balle pendant que la foule se rendait au cimetière pour l’enterrement du président de la communauté hutu.

Son corps a même été  abandonné pour quelques heures suite aux coups de feu.

Plusieurs arrestations sont signalées parmi les manifestants qui sont jusque-là détenus par les FARDC.

Toutes les activités sont restées paralysées dans la cité de Nyamilima. Jusqu’à dimanche matin, toutes les cérémonies liées au deuil ont été interrompues.

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