Forum des As: « Les dessous du tête-à-tête Joseph Kabila - Pape François »

Revue de presse du mardi 27 septembre 2016
 
La visite du président Joseph Kabila au Vatican est largement commenté par la presse parue ce mardi 27 septembre à Kinshasa.
 
Forum des As relaie le communiqué du Vatican publié à l’issue de la rencontre entre les deux personnalités. Le journal indique que les deux hommes d’Etat ont traité du dialogue, de la situation sécuritaire à Beni et de récents évènements de Kinshasa. Joseph Kabila et le Pape François encouragent un dialogue respectueux et réellement inclusif en RDC, pour pallier le cycle des violences qui ensanglantent la RDC, poursuit le journal.
 
Selon le quotidien, les deux parties ont aussi  évoqué le besoin urgent d’une coopération au niveau national et international pour apporter l’assistance nécessaire et rétablir la paix civile dans la partie est du pays.
 
Le tabloïd rappelle que Joseph Kabila avait été reçu par le Pape Jean-Paul II en 2002, par Benoît XVI en 2008 et, huit ans plus tard, par le Souverain Pontife François, le Pape actuel, qui avait reçu bien auparavant son épouse Olive Lembe, lors d’une séance publique.
 
L’Agence Congolaise de presse(ACP) de son côté renseigne qu’au cours de ces entretiens, une attention particulière a été prêtée aux sérieux défis posés par la situation politique actuelle en RDC et les récents affrontements qui se sont produits à Kinshasa et l’importance de la collaboration entre les différents acteurs politiques et les représentants de la Société civile ainsi que les communautés religieuses en vue de promouvoir le bien commun, à travers un dialogue respectueux et inclusif pour la stabilité et la paix en République démocratique du Congo.
 
L’Avenir pour sa part rapporte que les deux parties ont discuté notamment de la contribution de l’église catholique dans l’éducation, la santé, la réduction de la pauvreté et la signature de l’accord-cadre entre le Saint-Siège et le gouvernement congolais le 20 mai 2016.
 
Africa News semble être dans les secrets des dieux. Au-delà, du côté officiel et protocolaire de la visite de Kabila au Vatican, le journal révèle que « sous le sceau de l’anonymat, une source bruxelloise laisse entendre qu’officieusement, le pape François, autorité morale de l’Eglise catholique, s’est engagé à s’impliquer personnellement pour la sécurité du président Kabila si ce dernier arrivé fin mandat, accepte de ne plus être candidat aux prochaines élections.»

Les tabloïds kinois évoquent aussi, dans un autre registre, la démarche de certains diplomates pour étendre le cercle des participants au dialogue qui a pour ambition d’être inclusif.
 
Le Potentiel titre à la une : «Dialogue inclusif : Kodjo sous la pression internationale». Le journal rapporte qu’un groupe restreint de diplomates en poste à Kinshasa, particulièrement ceux des pays membres du Conseil de sécurité des Nations unies, se sont entretenus lundi 26 septembre avec le facilitateur, Edem Kodjo. Ils ont évoqué, au cours de cet échange, le problème de l’inclusivité du dialogue, seule voie de désamorcer la crise en cours, d’après eux.
 
Ce qui fait dire au tabloïd qu’Edem Kodjo est sous pression et devrait comprendre qu’il doit revoir sa copie, dans son travail de facilitation.
 
La Prospérité relève le fait selon lequel pour ces ambassadeurs, il faut qu’un large consensus soit cherché sur l’accord qui  sortira des assises qui se tiennent à la cité de l’Union Africaine de sorte que des élections crédibles aient lieu dans le meilleur délai dans un pays apaisé. 
 
Ce dialogue, à en croire Le Phare, a permis de dévoiler les intentions initiales des participants. «Dialogue: les masques sont vraiment tombés», titre le journal. Le projet d’«accord politique», a ôté tout doute sur les intentions des participants au dialogue de se partager des postes au sein d’un «gouvernement de large union nationale», de mettre en œuvre une nouvelle «Transition»  baptisée «Période intermédiaire», de liquider la constitution du 18 février 2006 sous couvert d’une «charte de la Transition», d’organiser le moment venu un référendum constitutionnel pour chambouler l’ordre institutionnel actuel, de consacrer le «glissement» du calendrier électoral à peu de frais.
 
Le journal constate par ce fait que la Majorité présidentielle ainsi que la frange de l’Opposition et de la Société civile qui l’accompagnent sont sorties du cadre constitutionnel, contrairement à leur engagement de départ à ne pas violer cette loi fondamentale.