Le Phare : «Primature : Carte blanche à Tshitshi»

Revue de presse kinoise de lundi 9 janvier 2017.
 
Le compromis politique global et inclusif trouvé le 31 décembre dernier au centre interdiocésain, entre les signataires de l’accord de la cité de l’union africaine et les non signataires, prévoit que le prochain Premier ministre soit issu du Rassemblement de l’opposition, plateforme dont l’UDPS, le G7, la Dynamique de l’opposition et l’Alternance pour la République font partie. Ce poste a failli créer une crise au sein du Rassemblement, chaque groupe de cette plateforme ayant proposé un candidat premier ministre. C’est cette question qui intéresse les journaux parus lundi 9 janvier.
 
Le Phare note à ce sujet que le mauvais vent semble passé. Pour qu’aucune zone d’ombre ne puisse planer, plusieurs regroupements sociétaires du Rassemblement ont déclaré ouvertement avoir donné carte blanche à l’UDPS d’Etienne Tshisekedi. Le quotidien cite notamment le G7 avec le MSR de Pierre Lumbi, l’Unadef de feu Mwando Nsimba, l’Unafec de Gabriel Kyungu, l’ARC d’Olivier Kamitatu, le PDC de José Endundo, le MSDD de Christophe Lutundula, l’ACO de Dany Banza et la Coalition des Alliés de Tshisekedi avec Lisanga Bonganga, la DC d’Eugène Diomi et autres, écrit le journal.
 
Selon le tabloïd, L’AR (Alliance pour la République) avec l’Envol de Delly Sessanga, le FCR de Jean-Bertrand Ewanga, le MLP de Franck Diongo…promettent d’adhérer à la même position ce lundi.
Du côté de la Dynamique, la CDC de Gilbert Kiakwama, l’Ecide de Martin Fayulu, Congo na Biso de Freddy Matungulu, les Fonus de Joseph Olenghankoy, le MPCR de Jean-Claude Vuemba… viennent de lancer un message à l’unité du Rassemblement, ajoute Le Phare.
 
Il n’y a donc pas de « confusion au Rassemblement », corrobore La Prospérité qui titre : « Primature. Le G7 soutient l’UDPS » ! La nouvelle a été donnée par la voix de son président en exercice,  Pierre Lumbi Okongo. « L’UDPS est mieux placée, en raison de son poids politique, pour prendre ce poste. Le profil du candidat Premier ministre, à présenter par l’UDPS, sera clairement défini lors des échanges en interne », explique le journal.
 
Pour Pierre Lumbi, cité par La Prospérité, l’objectif du combat politique du G7 n’est pas de prendre la Primature. « Le Rassemblement ne peut pas focaliser l’ensemble de son combat sur des postes. Si nous avons accepté de prendre la Primature, c’est par garantie», explique-t-il.
 
Le Potentiel reprend le même titre et indique que le soutien à l’UDPS pour la primature est un signal fort pour démontrer l’unité préservée au sein du Rassemblement, désormais appelé à faire montre de maturité en interne sur des questions essentielles.

Par ailleurs, le G7 se dit confiant pour le retour de Moïse Katumbi. « Il est le premier « décrispateur » de la crise. Espérons que son cas sera réglé dans un plus bref délai », a affirmé Pierre Lumbi, en rappelant que ce dernier n’a pas voulu voir son cas constituer un obstacle de dernière minute à la signature de l’accord.
 
Si l’UDPS prend la direction du gouvernement, qui dirigera alors le conseil national de suivi de l’accord ? Rien n’à y redire, estime le G7. Le Président du Comité des Sages du Rassemblement (Etienne Tshisekedi) est mieux placé pour piloter cet organe politique et technique qui n’a pas vocation à gérer le pays, écrit Forum des As à la une : « Primature : Pierre Lumbi calme la tempête ».
La forte popularité du leader de l’UDPS, son charisme, son expérience et ses contacts le prédisposent à veiller à la bonne fin de l’application de l’accord du 31 décembre 2016.
 
L’Avenir se projette déjà dans les prochains scrutins et titre : « la MP déclenche sa machine à gagner ».

A en croire Aubin Minaku, secrétaire général de la Majorité Présidentielle,  les élections en RDC vont concerner près de 45 millions d’électeurs sur une étendue de 2 345 000 km2. C’est une grosse machine électorale qui organise les élections. Et en Afrique, voire en Europe, ce n’est pas évident de trouver un autre électorat de cet ordre. Ainsi, un parti politique national, une plate-forme nationale ne peut que s’organiser à temps et avec méthode, pas à pas pour prétendre gagner ces élections.
 
Le moment est à l’organisation, parce que l’opposition ne doit pas indéfiniment rêver debout et croire que le pouvoir est un don de Dieu, écrit le journal qui conseille l’opposition à s’organiser, mieux se préparer, pour ne pas inventer des subterfuges et crier par la suite à la fraude électorale ou aux élections tronquées.
 
« Autant se préparer aux élections, préparer un discours, implanter le parti à travers les 26 provinces, 145 territoires pour prétendre diriger la République démocratique du Congo, plutôt que de  se mettre à préparer les contestations par voie de revendications populaires sans lendemain », écrit L’Avenir.​
 

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