RDC: nouvelle loi électorale, pouvoir et opposition toujours divisés

Palais du peuplePalais du peuple

Palais du peuple

L’opposition et la majorité ne s’accordent toujours pas sur la nouvelle loi électorale, ont indiqué des sources parlementaires mardi 4 janvier. L’opposition politique a signifié, dans une déclaration faite le 30 décembre 2010 à Kinshasa, qu’elle s’opposait à toute initiative dans ce sens. Mais, la majorité au pouvoir estime qu’il y a nécessité de changer cette loi pour plusieurs raisons, notamment budgétaires.  

La nécessité d’une révision de la loi électorale avait été évoquée, pour la première fois, par le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo.

Dans son discours d’ouverture de la session de mars 2010, il avait  estimé que les disparités dans la représentation aussi bien au niveau du Sénat qu’à l’Assemblée nationale imposait cette démarche. Autant, affirmait-il, de la représentation au sein des assemblées provinciales.

Tout en étant d’accord avec ce point vue, la majorité a soutenu qu’il faut tout simplement une nouvelle loi plus adaptée.

Gaston Musemena, député de la majorité, précise:

«Il y a une forte distorsion de la volonté du peuple. Le peuple aurait voulu que ça soit X, mais à cause de la loi électorale, c’est un autre qui était peut être le dernier mais sur un autre liste qui passe. Voilà pourquoi, nous nous pensons, au niveau de la majorité, que nous pouvons combiner le scrutin majoritaire et proportionnel.»

Autre argument de la  majorité,  le mode de scrutin proportionnel ne favorise pas une véritable majorité au sein du  gouvernement.

Mais, l’opposition, de son côté, estime que la RDC est un pays  post- conflit, le scrutin majoritaire en un seul tour porte les germes d’exclusion.

Emery Okundji, député de l’Opposition, explique les avantages de la présidentielle à deux tours:

«C’est un système qui a l’avantage de favoriser l’équité et consolider la démocratie avec la représentation de tous les partis participant aux scrutins. Il permet d’éviter aussi l’écrasement de petits partis par les grands.»

Les deux parties devraient se départager lors de prochaines plénières, qui s’annoncent chaudes au sein du Parlement.

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