Elections-RDC: Mbusa, Bombole et Kengo proposent une table ronde «pour endiguer la crise politique»

De gauche à droite Antipas Mbusa, Adam Bombole et Léon Kengo. Radio Okapi/Ph. John BompengoDe gauche à droite Antipas Mbusa, Adam Bombole et Léon Kengo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

De gauche à droite Antipas Mbusa, Adam Bombole et Léon Kengo. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Mbusa Nyamwisi, Adam Bombole et Léon Kengo wa Dondo, trois candidats malheureux à l’élection présidentielle du 28 novembre, demandent au chef de l’Etat d’organiser une table ronde nationale avant la publication des résultats définitifs des élections législatives «pour tenter d’endiguer la crise politique se profilant à l’horizon en RDC».

Dans une déclaration lue mardi 17 janvier devant la presse à Kinshasa par le délégué de l’Union des forces du changement (UFC) de Kengo wa Dondo, les trois candidats malheureux indiquent que ce dialogue va permettre à la classe politique congolaise et aux organisateurs des élections «d’avoir le courage et l’honnêteté de reconnaître leurs erreurs».

Le communiqué note que la table ronde devrait réfléchir «sur la problématique de la validation ou de l’invalidation des élections présidentielle et législatives ainsi que sur le nouveau calendrier électoral».

Selon eux, ces discussions devraient aussi se pencher sur «les principes moteurs d’une réorganisation de la Commission électorale nationale indépendante».

Elles seraient accompagnées par la communauté internationale et devraient réunir notamment:

  • le président de la République
  • les membres du bureaux du Parlement
  • le premier ministre
  • les membres du bureau de la Ceni
  • les onze candidats à l’élection présidentielle
  • les délégués des plates-formes politiques
  • les délégués des confessions religieuse, des corporation professionnelles et des ONG

Dans leur déclaration, Kengo, Mbusa et Bombole disent souscrire à la déclaration des évêques catholiques.

Rendant publiques les conclusions de leur assemblée générale extraordinaire consacrée au déroulement des élections présidentielle et législatives, les évêques catholiques avaient déclaré que les résultats de ces élections avaient déçu les Congolais, car, marqués par «des tricheries avérées et vraisemblablement planifiées».

Dans une déclaration conjointe, publiée mercredi 14 décembre, les trois candidats malheureux de la dernière présidentielle avaient demandé la mise en place d’un gouvernement de transition pour organiser de nouvelles élections.

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