Jacques Djoli: «La loi électorale ne prévoit pas une démission collective du bureau de la Ceni»

Jacques Djoli. Radio Okapi/ Ph. John BompengoJacques Djoli. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Jacques Djoli. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

«La démission est un acte individuel. La loi électorale ne prévoit pas une démission collective du bureau». C’est ce qu’a déclaré mercredi 18 janvier à Radio Okapi le vice-président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), Jacques Djoli, en réaction à la demande des évêques catholiques.

Depuis la publication des résultats de la présidentielle et l’affichage de ceux des législatives [dont la publication des résultats provisoires est attendue le 26 janvier], certaines personnalités, ONG et confessions religieuses réclament en effet la démission des membres de la Ceni.

Dans la conclusion du rapport de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) sur les élections du 28 novembre, rendue public vendredi 13 janvier, les évêques avaient notamment recommandé au parlement «de revoir de toute urgence la composition de la Ceni qui ne jouit plus de la confiance de la population et d’y intégrer la représentation de la Société civile pour plus d’indépendance».

Pour Jacques Djoli, un membre du bureau peut démissionner pour des raisons d’éthique:

«Si quelqu’un doit démissionner, ce qu’il doit être en rupture morale et éthique avec ses principes. Après évaluation personnelle chacun prendra la décision qu’il convient».

A la question de savoir si les membres de la Ceni ont fonctionné dans le respect des règles d’éthique, Jacques Djoli répond:

«Les élections ont été organisées dans un contexte particulier, à savoir le facteur temps qui a déstructuré la gestion du processus

Jacques Djoli affirme que l’objectif de la Ceni est de tenir au respect du calendrier électoral. Cependant, il propose d’abord d’évaluer la première phase des élections, après la publication des résultats des législatives.

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