La Russie non favorable à l’organisation de nouvelles élections en RDC

Des témoins des candidats devant les urnes le 28/11/2011 dans un bureau de vote au quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John BompengoDes témoins des candidats devant les urnes le 28/11/2011 dans un bureau de vote au quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Des témoins des candidats devant les urnes le 28/11/2011 dans un bureau de vote au quartier Makelele dans la commune de Bandalungwa à Kinshasa, pour les élections de 2011 en RDC. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’ambassadeur russe en poste à Kinshasa, Anatoly Klimenko, a invité, jeudi 19 janvier, les Congolais à accepter les améliorations que leur propose la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) au lieu de reprendre les élections. Il n’a pas aussi soutenu la thèse de faire démissionner les membres du bureau de la Ceni.

Anatoly Klimenko a estimé, au cours d’un point de presse, qu’il ne serait pas facile pour le gouvernement congolais de mobiliser, tout de suite, le financement nécessaire pour organiser de nouvelles élections dans les meilleurs délais. Il a précisé :

«Pour le moment, on n’a pas planifié au budget cet argent pour de nouvelles élections. Nous sommes surs et certains qu’aucun pays étranger ou la communauté internationale ne sera pas prête à financer les nouvelles élections en RDC.»

L’ambassadeur de la Russie considère que le peuple congolais s’est déjà exprimé, le 28 novembre dernier, en votant un président de la République et des députés nationaux.

A l’heure actuelle, Anatoly Klimenko demande aux Congolais de poursuivre le processus avec la Ceni qui «reconnaît et voudrait corriger ses fautes en voulant trouver des solutions appropriées pour les élections à venir».

L’ONG La Voix des sans voix (VSV) a proposé, dimanche 8 janvier, l’organisation de nouvelles élections en RDC, eu égard à de nombreuses irritabilités qui ont émaillé le double scrutin du 28 novembre. Ce point de vue a été défendu par certains partis de l’opposition.

Une quarantaine de députés nationaux sortants de la Majorité présidentielle (MP) et de l’opposition, candidats aux élections législatives du 28 novembre, avaient exigé, mi-janvier, l’annulation de ce scrutin sur toute l’étendue de la République.

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