Vital Kamerhe: « Nous ne sommes pas allés voir l’informateur pour chercher des postes »

Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle de 2011 en RDC, en réunion des membres de l’opposition congolaise contre des résultats de la présidentielle de 2011 en RDC le 13/12/2011 dans la salle Fatima à Kinshasa,. Radio Okapi/ Ph. John BompengoVital Kamerhe, candidat à la présidentielle de 2011 en RDC, en réunion des membres de l’opposition congolaise contre des résultats de la présidentielle de 2011 en RDC le 13/12/2011 dans la salle Fatima à Kinshasa,. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Vital Kamerhe, candidat à la présidentielle de 2011 en RDC, en réunion des membres de l’opposition congolaise contre des résultats de la présidentielle de 2011 en RDC le 13/12/2011 dans la salle Fatima à Kinshasa,. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Certains ténors de l’opposition ont été reçus, lundi 19 mars, par Mwando Simba l’informateur désigné par le président Joseph Kabila pour dégager la coalition majoritaire à l’Assemblée nationale en vue de la formation du gouvernement.

 

« Nous sommes en train de chercher des solutions aux problèmes de notre pays. Nous ne sommes pas allés voir l’informateur pour chercher des postes… Nous ne sommes pas dans une démarche de partage des postes. C’est ça qui tue la démarche des Congolais », a déclaré l’opposant Vital Kamerhe à Radio Okapi à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec Charles Mwando Simba.

« Si c’était le formateur du gouvernement, nous allions dire non. Nous n’allions pas répondre à son rendez-vous. Mais un informateur c’est par définition quelqu’un qui vient vous apporter un message et vient vous écouter. Pourquoi vous allez refuser de le rencontrer », a-t-il renchéri faisant allusion à une partie de l’opposition dont l’UDPS d’Etienne Tshisekedi qui a refusé de rencontrer l’informateur.

Candidat à la présidentielle de 2011, Etienne Tshisekedi crédité de 32,33% des suffrages conteste la réélection de Joseph Kabila (48,95%) et se considère comme le président élu de la République démocratique du Congo.

Vital Kamerhe arrivé en troisième position de cette présidentielle affirme que la rencontre des opposants avec l’informateur visait à transmettre un message au président Kabila pour sortir de la « crise politique » née des élections présidentielle et législatives contestées à cause des irrégularités qui les ont émaillées.

« Le président de la République est en train de chercher une nouvelle majorité parlementaire. Ceci nous dit clairement qu’il n’a pas reconnu la majorité telle que proclamée par la Ceni… Si le président reconnaît qu’il y a eu des problèmes dans les élections législatives qui se sont déroulées le même jour et dans les mêmes conditions que l’élection présidentielle, donc forcément il y a eu des problèmes à l’élection présidentielle », soutient-il.

Pour résoudre ce qu’il considère comme une crise de légitimité consécutive à ces élections, il demande au président Kabila « d’inviter tout le monde pour discuter, que chacun lui donne la lecture de la situation et la voie de sortie de crise. Le dialogue doit aboutir à des institutions avec une légitimité renforcée, retrouvée, la cohésion nationale rétablie, mais aussi avec une fiche de bonne gouvernance et un calendrier bien défini pour le reste du processus électoral ».

Vital Kamerhe prône également la formation d’un gouvernement de coalition.

Les autres propositions de l’opposition

D’autres opposants ont rencontré l’informateur le même jour. Mbusa Nyamwisi, président du RCD/KML, a déclaré que son parti pourra participer à un gouvernement qui prendra en compte la justice sociale qui a manqué lors de la première législature.

José Makila, ancien cadre du MLC de Jean-Pierre Bemba qui dirige désormais l’ATD son propre parti se dit prêt à apporter sa pierre à l’édifice de la nation en faisant partie de la nouvelle majorité parlementaire.

Pour le MLC de Jean-Pierre Bemba, c’était l’occasion de demander l’implication du gouvernement pour sa libération. Jean-Pierre Bemba est incarcéré à La Haye depuis 2008 et poursuivi par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qu’auraient commis ses hommes de la rébellion du MLC en Centrafrique en 2002 et 2003. Le MLC propose aussi de « contribuer à l’amélioration de la qualité du processus électoral. »

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