Nord-Kivu: les FDLR tuent 20 personnes à Misau et Erobe

Des rebelles des FDLR se promenant dans la forêt de Pinga dans l’Est de la République Démocratique du Congo, le 06 Février 2009

Les rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) ont tué vingt personnes et blessé plusieurs autres, jeudi 21 et vendredi 22 juin, dans les villages d’Erobe et Misau en groupement Ihana, à environ 80 km du chef-lieu du territoire de Walikalé (Nord-Kivu).

Le  chef du groupement Ihana, Mwami Séraphin Ngulu, qui livre cette information indique que les FDLR étaient à la recherche du chef milicien Maï-Maï Cheka lorsqu’ils ont attaqué ces villages où ils ont tué par balles avant de mettre le feu aux habitations.

Ce chef coutumier se dit préoccupé et déplore l’enlèvement de seize jeunes de ces villages du Nord-Kivu:

«La population est en débandade. Une partie a trouvé refuge dans la forêt vers Tuama, Kurira et Mes. Une autre partie de la population se trouve sur l’axe Kibua, Luvungi et Walikale, fuyant des exactions de tout genre. Aujourd’hui, du village de Misau jusqu’à Limangi, il n’y a pas de groupes armés qui contrôlent cette zone mais toute la population a pris la fuite».

Les responsables de la police à Walikale disent avoir reçu cette information et envoyé une équipe sur place pour vérifier les faits.

Des sources locales affirment que des rebelles des FDLR causent l’insécurité dans plusieurs localités du Nord-Kivu. La semaine dernière, des dizaines de personnes affluaient vers la cité de Minova fuyant des exactions des FDLR dans les groupements Ufamandu 1 et 2.

Un reporter de Radio Okapi avait aperçu plusieurs familles de déplacés errant dans les rues de Minova.

Selon des témoins, plus de dix villages des groupements Ufamandu 1 et 2 ont été incendiés la semaine dernière par ces rebelles rwandais qui avaient bloqué, lundi 11 juin, le passage aux déplacés à environ 40 km de Minova.

Au mois de mai dernier, les rebelles des FDLR et des miliciens Maï-Maï avaient tué des civils dans les groupements d’Ufamandu 1 et 2, selon des sources locales.

Lire aussi sur radiookapi.net:

Sondage

Le Conseil national du travail plaide pour le réajustement du SMIG, le salaire minimum interprofessionnel garanti, actuellement fixé à 3 dollars américains. Selon vous: