La société civile appelle les FARDC et la Monusco à renforcer la sécurité à Goma

Des déplacés fuyant la cité de Rutshuru-centre après sa chute entre les mains des rebelles du M23, le 8 Juillet 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

La coordination se la société civile  de Goma plaide pour le renforcement de mesures  sécuritaires dans cette ville du Nord-Kivu. Cette structure citoyenne l’a fait savoir, ce samedi 28 juillet, à l’issue d’une analyse sur les violences déjà occasionnées par le Mouvement du 23 mars (M23) dans certaines localités de la province.

«Dans le cas où ils prenaient la ville de Goma, ces sanguinaires rebelles [du M23] risquent de compromettre le mandat de la Monusco à Goma et sur toute l’étendue du territoire national»,a estimé le président de la société civile locale.

Il a déploré notamment les déplacements massifs des populations fuyant les atrocités. «C’est déjà une situation explosive qui risque même d’embraser la ville de Goma», a-t-il redouté.

Les combats ont de nouveau opposé, ces derniers jours, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et aux rebelles du M23, notamment dans localités de Kibamba, Rugari et Mbuzi.

Selon la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo (Monusco), environ 2 000 personnes ont fui ces combats, dont une partie s’est dirigée vers Goma, la capitale du Nord-Kivu. Entre les mois de mai et juin, les combats entre les FARDC et le M23 ont provoqué le déplacement de plus de 200 000 personnes, dont 30 000 qui se sont réfugiées au Rwanda et en Ouganda voisins.

C’est pourquoi le président de la société civile de Goma a demandé aux FARDC ainsi qu’à la Monusco d’assurer «une grande protection de la ville».

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