RDC : accusé de viol sur mineure, un député de la Majorité en résidence surveillée

Cour suprême de justice à Kinshasa, 2006.

La Cour suprême de justice (CSJ), a ordonné, lundi 24 septembre, de placer le député national Adolphe Onusumba, cadre de la Majorité présidentielle (MP), en résidence surveillée. Il est poursuivi pour viol sur mineure et comparaît en flagrance devant la Haute cour. La victime, une certaine Mireille, dit avoir 17 ans mais l’accusé parle de 22 ans, exhibant comme preuve une carte d’électeur de la fille qu’il a tirée du site internet de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni).

La victime explique que les faits remontent à 2007. Le prévenu ne le nie pas mais proteste contre l’âge et la période de la commission des faits avec son amante. La fille  de son côté rejette les affirmations d’Adolphe Onusumba. Sans pièce d’identité, elle présente ses bulletins de classe depuis l’école primaire jusqu’au secondaire sur lesquels il est mentionné qu’elle est née le 22 avril 1995.

Mireille, diplômée d’Etat, affirme garder encore le liquide séminal du député Onosumba et qu’elle est prête à subir un test médical.

Dans sa défense, Adolphe Onusumba a déclaré que les relations sexuelles avec la fille-qu’il a prise en charge de Lodja à Kinshasa-sont consentantes depuis un mois.

Le député Onusumba et la fille ont été surpris en flagrance dimanche 23 septembre dans un hôtel de Kinshasa par la tante de la victime. Elle a aussitôt alerté la police nationale congolaise (PNC) qui est venue sur le lieu et a arrêté le présumé coupable.

Pour Adolphe Onusumba, cette arrestation est un piège tendu par la famille de Mireille.

Les juges ont demandé au procureur général de la république de vérifier auprès de la Ceni l’authenticité de la photocopie de la carte d’électeur présentée par le prévenu. Ils lui demandent aussi de faire une réquisition au médecin légiste pour tester l’âge de la victime supposée.

L’affaire va se poursuivre jeudi 27 septembre mais la CSJ a ordonné de placer le prévenu en résidence surveillée. Au cas où le député Onusumba serait reconnu coupable, il risque d’écoper d’une peine d’emprisonnement de 20 ans.

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