Etienne Tshisekedi : « Avec François Hollande, nous avons mis la croix sur le passé »

Le président François Hollande recevant le leader de l’UDPS, Etienne Tshisekedi (avec casquette) dans la résidence de l’ambassadeur français à Kinshasa à l’occasion du XIVe sommet de la Francophonie (Kinshasa, le 13 octobre 2012). Ph. 20minutes.fr

« Nous avons tous les deux mis la croix sur le passé et nous avons envisagé l’avenir », a déclaré samedi 13 octobre le président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Etienne Tshisekedi, au sortir de sa rencontre avec le président français François Hollande. Encore une fois, il a indiqué qu’il se considérait comme le président élu de la République démocratique du Congo (RDC) et qu’il n’était pas allé chercher la légitimité auprès du président Français.

Etienne Tshisekedi a par ailleurs affirmé qu’il partage les mêmes valeurs socialistes que François Hollande.

« Nous croyons toujours aux valeurs pour lesquelles il est là. Il a parlé, dans tous ces discours, des valeurs de la démocratie, de bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Toutes ces valeurs, l’UDPS a lutté 30 ans pour ça. N’oubliez pas aussi que l’UDPS est membre de l’internationale socialiste avec le parti socialiste français. Donc nous nous sommes dit des choses très agréables », a-t-il ajouté.

Sur un autre chapitre, le leader de l’UDPS a évoqué la nécessité de « créer » une armée qui, selon lui, n’a jamais existé depuis l’indépendance de la RDC.

« La coopération qui doit exister entre la RDC et la France particulièrement au point de départ dans le domaine de la restructuration de l’administration, la restructuration de l’organisation judiciaire et la création de l’armée, il ne faut pas dire restructuration, parce que depuis l’indépendance, on n’a jamais d’armée au Congo », a poursuivi Etienne Tshisekedi.

Avant son arrivée au sommet de la Francophonie, François Hollande avait fustigé, au cours d’une conférence animée conjointement avec le secrétaire général Ban Ki-Moon, le manque de la démocratie et de la reconnaissance de l’opposition en RDC.

Bien avant de recevoir Etienne Tshisekedi, François Hollande avait pris langue avec un groupe d’opposants et d’activistes des droits de l’homme venus demander l’aide de la France pour la consolidation de la démocratie et le retour de la paix dans la partie Est de la RDC. Le président Hollande leur a assuré qu’il aiderait la RDC en tant « qu’ami » et promet de ne pas s’ingérer dans les affaires internes du pays.

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