Réforme de la Ceni : l’AETA recommande la mise en place d’une assemblée plénière

De gauche à droite, le président de la Ceni, Ngoy Mulunda et son vice Jacques Djoli, lors d’un forum avec des partis politique le 01/11/2011 au Palais du peuple à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La plate forme Agir pour les élections transparentes et apaisées (AETA) a recommandé la mise en place de l’assemblée plénière au sein du bureau de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et que le bureau devienne un organe exécutif. Cette recommandation est contenue dans un mémorandum déposé samedi 3 novembre à la commission Ad hoc de l’Assemblée Nationale présidée par son premier vice-président, Charles Mwando N’simba.

Selon le coordonnateur de cette structure, Jérôme Bonso, l’assemblée plénière permettra de contrôler les animateurs de la Ceni. Ceux-ci devraient désormais rendre compte de leur mandat et répondre de leurs actes pour éviter les cas de fraudes organisées.

« Il faut qu’il y ait un mécanisme de contrôle et de sanctions. Nous devons nous serrer les coudes pour que ces élections soient une affaire nationale », a déclaré Jérôme Bonso.

Il a indiqué que l’opposition politique et le pouvoir ne s’accordent pas sur la restructuration de la Ceni en tant que pouvoir organisateur des élections.

« Les uns sont pour que la Ceni soit composée du bureau seulement, or avec le bureau seulement, nous avons vu qu’il y a eu des disfonctionnements lors des élections de 2011 », a ajouté Jérôme Bonso.

Cette position avait été soutenue par les députés de l’opposition. Ils avaient estimé qu’il était nécessaire d’élargir le bureau de la Ceni à neuf membres et avaient proposé la mise en place des commissions et d’une plénière.

Le président de la Ceni, dans sa formule rénovée, aurait des attributions limitées et serait soumis au contrôle du bureau, comme  l’avait souhaité l’opposition.

Parlant du nombre de membres du bureau de la Ceni, Jérôme Bonso propose que la société civile, la majorité et l’opposition politique aient le même nombre de délégués.

Dans son discours tenu samedi 13 octobre lors du sommet de la Francophonie à Kinshasa, le président français François Hollande avait plaidé pour une composition « équilibrée » de la Ceni.

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