RDC : l’Assemblée nationale déclare recevable le projet de budget 2013

A droite; Matata Ponyo Mapon, premier ministre de la RDC le 07/05/2012 au Palais du peuple à Kinshasa, lors de la présentation du programme de son gouvernement à l’Assemblée nationale. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Les députés nationaux ont jugé recevable le projet de budget 2013 après la réplique du Premier ministre, Matata Ponyo, aux préoccupations des élus du peuple réunis en plénière lundi 12 novembre. Dans son intervention, il a assuré que son gouvernement allait poursuivre les grandes reformes notamment la gratuité de l’enseignement et la modernisation du mode de gestion de l’Etat.

Matata Ponyo a résumé les préoccupations en trois points essentiels à savoir le programme d’action du gouvernement, la mise en œuvre dudit programme et la stratégie budgétaire.

Dans leurs préoccupations formulées lundi 5 novembre lors de la présentation du projet de budget, certains députés ont soutenu que ce budget est conforme au programme du gouvernement défendu et adopté par le Parlement. Ils ont encouragé le gouvernement à prendre des mesures pour assainir le cadre macroéconomique.

D’autres par contre s’y étaient opposées, le jugeant d’irréaliste, en arguant que ce projet ne répondait pas aux besoins de la population. Ceux-ci ont notamment évoquant un déséquilibre dans la répartition de crédits en faveur des provinces. Ils ont aussi soutenu que trois provinces seulement sont privilégiées au détriment des autres.

Matata Ponyo a, dans sa réplique, affirmé que le gouvernement compte poursuivre les grandes reformes. Il a notamment parlé de la gratuité de l’enseignement de base, l’appui à la campagne agricole, la paie par voie bancaire et la modernisation du mode de gestion de l’Etat.

Peu convaincus, les députés de l’opposition qualifient les réponses de Matata Ponyo de superficiel en esquivant les questions fondamentales liées au social du peuple congolais.

Pour le député Kizito Mushizi de l’Union pour la nation congolaise (UNC), le Premier ministre a esquivé les questions fondamentales.

« Le Premier ministre compare le salaire de 2001 à celui de 2012. Il n’a pas placé cette comparaison dans une perspective inflationniste qu’a connue notre pays dans cette période là. Je pense que c’est superficiel. Dire que les salaires ce sont accrus de 700% c’est beau à entendre mais que valaient 5000 FC (environ 6 USD) en 2001 et que valent 55 000 (environ 65 USD) FC actuellement par rapport au coût de la vie et aux prises en charges familiales d’un fonctionnaire de l’Etat ?», s’est-il interrogé.

De son côté, Vicky Katumua de la Majorité présidentielle (MP) explique que le projet de budget peut, à ce stade être, reçu mais elle demande à la commission économique et financière d’y apporter des améliorations.

« Notre pays ne produit plus rien. Faute de mieux, nous avons accepté ce projet de budget mais il ya encore des préalables dont les problèmes des structurations des prix et autres. Comme vous le savez, ce qui intéresse la population aujourd’hui c’est le manger. Le peuple a besoin que les enfants étudient. C’est pour cette raison que la plupart de nos collègues sont revenus sur la gratuité de l’enseignement. Ça ce sont des préalables et nous demandons que le gouvernement réponde à ces préoccupations», a-t-elle dit.

Vicky Katumua veut que le social du Congolais soit palpable et qu’il ne reste pas que des simples promesses.

« Lorsque vous parlez du cadre macro-économique, la population ne comprend rien. Elle attend que vous lui disiez que le carton de chinchard est passé de 80 à 50 USD », a-t-elle ajouté.

Augustin Matata Ponyo avait promis, lors de la présentation de son budget lundi 5 novembre, que son gouvernement allait combattre les inégalités salariales notamment en faveur des militaires et des policiers.

Il a aussi proposé de mettre en place la caisse de pension « en vue d’apurer progressivement les arriérés de pension que l’Etat a accumulés et de redorer l’image des personnes qui ont rendu des bons et loyaux services à l’Etat et à la nation congolaise ».

Le bureau a envoyé le projet des Finances publiques à la commission économique et budgétaire pour examen approfondi. Celle-ci va travailler du mardi 13 au mardi 20 novembre avant de soumettre son rapport à l’approbation de la plénière.

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