RDC : Le président Kabila s’est engagé à écouter le M23, assure Lambert Mende

Lambert Mende Omalanga, ministre de la Communications et médias de la RDC ce 28/07/2011 à Kinshasa, lors d’un point de presse. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

« Il faut attendre que la sortie du M23 de Goma soit effective avant de prendre acte de la fin de l’occupation de la ville par les rebelles », a déclaré le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, après le début du retrait des troupes du Mouvement du 23 mars de la ville de Goma, samedi 1er décembre. Il a indiqué que le président de la République s’est engagé à écouter le M23, notamment sur base de l’accord signé le 23 mars 2009.

« Le retrait des rebelles du M23 de l’espace de 20 Kilomètres de Goma n’est qu’une des étapes dans le processus de normalisation au Nord-Kivu », a spécifié le porte-parole du gouvernement.

Réagissant au début du retrait des troupes du M23 de Goma, Lambert Mende a affirmé attendre que la sortie soit effective.

« Les unités de la Police nationale sont en train d’être déployés dans la ville. Demain, les FARDC vont être déployées. L’administration des communes urbaines provinciales va se réinstaller », a fait savoir Lambert Mende.

En ce qui concerne la recherche d’une issue définitive à la situation sécuritaire au Nord-Kivu, le porte-parole du gouvernement affirme que « le président s’est engagé à écouter le M23. Il s’est engagé à réévaluer les accords du 23 mars 2009. Et il s’est engagé à répondre à ceux des griefs émis par le M23 qui lui paraissent légitimes au regard des ces accords ».

Pour Lambert Mende, il n’agit pas là des négociations mais, estime-t-il, si le M23 le considère comme tel, « libre à lui ».

Les troupes du M23 ont commencé à quitter Goma samedi matin pour se positionner jusqu’à 20 kilomètres plus  au Nord. Les différents  postes stratégiques de la ville contrôlés par  le M23 ont été officiellement remis aux responsables du mécanisme conjoint de vérification de la CIRGL ou à la Monusco.

Mais le chef militaire des rebelles a prévenu que «si aucune solution politique ou diplomatique n’est trouvée, le M23 finira le travail qu’il a commencé ».

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