Kampala: les discussions entre gouvernement et M23 s’ouvrent ce dimanche

De gauche à droite: Les présidents du Rwanda Paul Kagame, de la Tanzanie Jakaya Kikwete, de l’Ouganda Yoweri Museveni et de la RDC Joseph Kabila à l’ouverture du sommet des chefs d’Etat de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs à Kampala, le 7 août 2012. Photo Droits tiers.

Le gouvernement congolais et les rebelles du M23 ouvrent, ce dimanche 9 décembre à Kampala, des négociations sous la médiation du ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga. Le gouvernement ne souhaite que dialoguer sur l’application de l’accord du 23 mars 2009, signé à Goma avec l’ex-rébellion du CNDP dont sont issus les dirigeants du M23.

D’après une source dans la délégation de Kinshasa, ces accords de 12 pages et 16 articles sont le seul document de travail.

Les mêmes sources renseignent que le canevas de ces pourparlers prévoit de cerner les causes de la guerre, d’écouter les revendications des rebelles et enfin d’auditionner le rapport du médiateur, ministre ougandais de la Défense.

L’abbé Apollinaire Malu Malu qui conduit les experts à Kampala indique que ces discussions pourront prendre deux semaines mais la partie gouvernementale souhaiterait que la question soit traitée avant ce délai imparti.

La société civile et l’opposition politique présentes à ces pourparlers déclarent jouer le rôle d’observateur et de garde-fous pour qu’il n’y ait pas glissement vers les négociations.

«Plus jamais ce genre d’accords aux conséquences néfastes», a déclaré l’un de représentants de l’opposition politique à Kampala, François Mwamba Tshishimbi.

Le président de l’Alliance pour le développement et la République (ADR) a fustigé la démarche de ceux-là qui ont pris des armes pour tuer, violer et piller afin de revendiquer l’application d’un accord signé avec le gouvernement en 2009.

François Mwamba compare la situation de la RDC à un organisme qui perd du sang et qu’il faut d’abord faire arrêter l’hémorragie:

«C’est une question de responsabilité quels que soient nos différends. Lorsque le pays est en train de partir, je croix que chaque Congolais a le devoir sacré de se lever pour le défendre ».

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