La CPI rejette la demande de maintien en détention de Mathieu Ngudjolo

Mathieu Ngudjolo Chui, arrêté par CPI. Ph/radiookapi.net

La Cour pénale internationale (CPI) a rejeté, mardi 18 décembre, la demande de maintien en détention de l’ex-chef de milicien congolais Mathieu Ngudjolo Chui. Au cours d’une audience publique, le juge Bruno Cotte cité par l’AFP, a indiqué qu’aucune circonstance exceptionnelle ne justifiait le maintien sous les verrous de l’ancien chef du Front nationaliste et intégrationniste (FNI) comme le demandait la procureure de la CPI, Fatou Bensouda.

Mathieu Ngudjolo a été acquitté dans la matinée de mardi faute de preuves, selon les juges. Il était poursuivi pour un massacre commis dans le village de Bogoro en Ituri (Province Orientale) en 2003. Mais l’accusation a fait appel, demandant qu’il soit encore maintenu dans les geôles de la Haye, évoquant notamment le risque que des témoins potentiels soient intimidés.

Selon un rapport de Human Rights watch, sa milice créée en fin 2002 qui comptait de nombreux membres de la communauté Lendu est soupçonnée d’avoir participé à des massacres à caractère ethnique dirigés contre les Hema.

La CPI n’a pas encore précisé le jour de sa libération mais elle indique qu’il pourra toutefois rester un certain temps au centre de détention.

Son porte-parole, Fadi el-Abdallah, a expliqué que cette mesure est provisoire, le temps que la Cour prenne des dispositions nécessaires pour sa mise en liberté.

Il appartient à Ngudjolo de choisir dans quel Etat il préfère être remis en liberté. Fadi el-Abdallah a précisé qu’il a la possibilité d’aller dans un pays qui l’accepterait ou de retourner dans son pays d’origine la RDC. Dans le deuxième cas, a-t-il ajouté, son pays a le droit de l’accepter.

Selon la même source, le Conseil de sécurité des Nations unies devra, après l’acquittement de Mathieu Ngudjolo Chui, lever sa mesure sur l’interdiction des voyages internationaux qui le frappe.

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