Ituri: plus de 600 conflits fonciers résolus à l’amiable en 3 ans, selon l’Onu-Habitat

Plus de 600 conflits fonciers sur le 1000 répertoriés depuis 2009 dans le district de l’Ituri (Province Orientale) ont été résolus pacifiquement, selon le Programme des Nations unies pour les établissements humains (Onu-Habitat). Le coordonnateur provincial de cette agence du système de l’Onu, José Mokbondo Kihesa, a donné ce bilan, lundi 24 décembre, au cours de la journée d’évaluation de ses trois ans activités, à Bunia, chef-lieu de l’Ituri.

Une rencontre tenue à l’intention de chefs coutumiers et acteurs impliqués dans le domaine foncier.

Il explique les raisons de la baisse de ces conflits fonciers en Ituri :

«Le bilan est positif en termes de résultats, d’impact et de changement désiré. Les efforts ont été aussi plus orientés dans les aspects de sensibilisation. On s’est rendu compte que les confits se déclenchent par ignorance de ce que dit la loi».

José Mokbondo Kihesa a indiqué que des parties recouraient à la violence avec des armes blanches par ignorance de la loi.

Des sources sur place indiquent que les conflits fonciers sont à la base des cas d’incendies de cases et des village, en Ituri.

En 2013, UN-Habitat se propose de poursuivre sur la même voie en proposant le règlement pacifique des différends et la sensibilisation aux parties impliquées aux conflits.

Au mois de mars dernier, le coordonnateur de l’Onu-Habitat en Province Orientale, José Mokondo, avait invité le gouvernement de la RDC à procéder à la réforme agraire pour éviter la résurgence des conflits fonciers dans les territoires de Djugu, Mahagi et Irumu, district de l’Ituri (Province Orientale).

«Le conflit foncier est l’élément déclencheur, à tout moment, de la guerre en Ituri. Tout est parti d’un conflit foncier d’une concession. C’est encore les mêmes conflits fonciers légions et multiples  que nous sommes entrain d’enregistrer et de documenter à ce jour», avait-il expliqué.

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