Matadi: les patrons des sociétés de transport violent l’accord avec les conducteurs de poids lourds

Camions au poste frontalier Kasumbalesa, Katanga, RD Congo

L’accord conclu entre le gouvernement, les patrons des entreprises de transport routier et le syndicat des transporteurs pour mettre fin à la récente grève des conducteurs des véhicules poids lourds n’est pas respecté. Une délégation chargée du suivi de cet accord, et supervisée par le ministère des Transports, dit l’avoir constaté mardi 29 janvier après une ronde effectuée dans les entreprises de transport à Matadi, dans le Bas-Congo.

Dans la plupart des sociétés visitées, les chauffeurs et les convoyeurs exploitant l’axe Boma – Matadi – Kinshasa ne reçoivent pas leurs primes de travail comme convenu. Les premiers perçoivent toujours 3.500 francs congolais (près de 4 USD) de prime au lieu des 45 000 FC (près de 50 USD) convenus. Quant aux seconds, ils en sont toujours à 2 000 francs congolais (2.2 USD), selon cette délégation.

Les parties avaient aussi conclu que le conducteur de poids lourds toucherait un salaire minimum de 300 000 Francs congolais (FC) (326 USD) et le convoyeur devrait recevoir 50 % du montant alloué au conducteur.

En plus, les conducteurs et convoyeurs continuent de travailler dans de mauvaises conditions, selon les membres de cette délégation, dont le chef a par ailleurs annoncé une réunion de mise au point avec tous les chefs d’entreprises de transport de Matadi pour ce jeudi.

La grève pourrait reprendre 

Le président national de la Fédération des ouvriers du transport routier (Forc), André Tshikoj, séjourne aussi à Matadi, toujours dans le cadre de l’évaluation de la situation sur le terrain, une semaine après la levée de la grève des conducteurs des véhicules poids lourds.

Lors d’une réunion avec les membres de sa structure, dimanche 27 janvier, il a prévenu que la grève pourrait reprendre si les employeurs ne respectaient pas les engagements pris dans l’accord du 19 janvier.

André Tshikoj a cité particulièrement l’obligation faite aux employeurs routiers de liquider tous les arriérés des primes dues aux chauffeurs et le respect du paiement de salaires mensuels revus.

Ce protocole d’accord, signé à Kinshasa par le syndicat des transporteurs, les patrons des entreprises de transport et le ministère du Travail, avait permis de mettre fin à près de deux semaines de grève des conducteurs des véhicules poids lourds. Ce mouvement avait entraîne une flambée des prix sur les marchés.

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