Maniema : le gouvernement provincial lance une opération d’étiquetage des minerais

Des creuseurs dans une mine artisanale de cassitérites, Sud Kivu, 2006.

Le gouvernement provincial du Maniema a lancé ce samedi 29 décembre l’opération d’étiquetage des minerais dans le territoire de Kailo. Pour le ministre provincial des Mines, Amisi Patrick Lupia, cette opération, déjà été lancée à Kindu et Kalima, vise à rassurer les firmes internationales de la provenance des minerais qu’elles achètent. L’étiquetage des minerais fait suite à l’application de la disposition 1502 de la loi Dodd Franck sur les minerais de sang qui oblige les entreprises américaines à rendre publique l’origine des minerais pour lutter contre le commerce des minerais extraits dans les zones en conflit.

L’opération d’étiquetage est censée commencer à partir du puits où sont exploités les minerais au Maniema jusqu’à l’exportation.

Le ministre provincial des Mines a affirmé que cette opération va convaincre les consommateurs que les minerais exploités au Maniema ne sont pas produits dans des zones de conflits.

« Vous vous rappeler la loi Dodd Franck qui exigeait aux firmes occidentales de prouver que les minerais qu’ils achètent ne provenaient pas des sites occupés par des groupes armés. Pour que ces entreprises puissent garantir cette transparence, elles ont mis en place ce projet d’étiquetage », a expliqué le ministre.

Selon Amisi Patrick Lupia, « cet étiquetage pourra favoriser le retour normal du circuit économique des minerais dans la province du Maniema, un secteur important pour générer les recettes de l’Etat ».

Cette opération d’étiquetage est exécutée par une commission conjointe composée notamment des représentants du gouvernement provincial, de la Monusco, de la police et de l’administration des mines.

En application de la disposition 1502 de la loi Dodd Franck, la Securities and exchange commission (Sec) a annoncé en août dernier qu’à partir du 31 mai 2014 les entreprises qui utilisent l’or, le tantale, le tungstène et l’étain devraient lui fournir un rapport pour indiquer l’origine des ces minerais.

Lire aussi sur radiookapi.net:

Sondage

Le Conseil national du travail plaide pour le réajustement du SMIG, le salaire minimum interprofessionnel garanti, actuellement fixé à 3 dollars américains. Selon vous: