RDC: la rébellion du M23 amorce son retrait de Goma-Nouvel Observateur

La rébellion congolaise du M23 a amorcé mercredi son retrait de Goma, selon l’ONU et des témoins, pour se replier au nord de cette ville de l’est de la République démocratique du Congo (RDC), un préalable posé par Kinshasa avant toute négociation de paix.

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a elle appelé tous les dirigeants africains de la région à cesser de soutenir le M23, en demandant aux rebelles de respecter les termes d’un cessez-le-feu qu’ils ont accepté.

Sur le terrain, les premiers mouvements semblaient cependant surtout concerner du matériel. Le repli des troupes elles-mêmes vers les positions d’origine de la rébellion, dans la région de Rutshuru, ne devait débuter que jeudi, a expliqué à l’AFP le chef militaire du M23, Sultani Makenga.

Mercredi matin, des habitants ont dit avoir “vu plusieurs dizaines de camions” réquisitionnés par les rebelles, “quitter Goma avec des vivres et des munitions” pour se diriger vers Rutshuru, a déclaré à l’AFP un responsable local.

“Des gens nous disent que le nombre de militaires (du M23) dans la ville est en train de diminuer”, a déclaré à l’AFP le maire de Goma, capitale de la riche province minière du Nord-Kivu, Naason Kabuya Ndoole, exilé à Béni (à plus de 300 km au nord) depuis la prise de Goma, le 20 novembre, par les rebelles.

Manodje Mounoubai, porte-parole de la Mission de l’ONU dans le pays (Monusco), a précisé à l’AFP: “On a vu des mouvements du M23 dans les deux sens: des véhicules sont partis vers le Nord, en direction de Kibumba, avec 124 personnes; mais on a vu aussi des véhicules arriver à Goma avec 129 personnes”.

Selon un accord conclu à Kampala, la rébellion doit se retirer à au moins 20 kilomètres au nord de Goma.

Les chefs d’état-major des armées des pays de la région sont attendus vendredi à Goma pour s’assurer de ce retrait.

Le principal conseiller militaire de l’ONU, le général Babacar Gaye, était en route mercredi pour la région des Grands lacs afin de régler “avec tous les protagonistes concernés” certaines modalités militaires après le retrait, a indiqué un porte-parole de l’ONU à New York. Lire la suite sur nouvelobs.com

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