La Prospérité: « Après Kigali : Denis Sassou Ngouesso aujourd’hui à Kinshasa ! ».

Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo (Photo blancspot.com)

Revue de presse du vendredi 30 novembre 2012

La Prospérité annonce ce matin que le Président Denis Sassou Ngouesso arrive ce vendredi matin à Kinshasa. Avec son homologue de la RDC, Joseph Kabila Kabange, il sera essentiellement question de la recherche de solutions à la crise militaire qui prévaut à l’Est de la RDC.

Vraisemblablement, croit savoir le quotidien, le Président du Congo-Brazzaville serait dans une démarche de médiation entre Kinshasa et Kigali.

Le Journal note, en effet, que déjà, le samedi 24 novembre dernier, alors que les Chefs d’Etat de la CIRGL se réunissaient à Kampala, Paul Kagame recevait, à Kigali, Denis Sassou Ngouesso. Après donc la CIRGL, l’UA, la SADC et l’ONU, la CEEAC n’entend pas rester en marge face à cette crise qui gangrène l’un de ses membres et non de moindre, remarque La Prospérité.

Plus d’une semaine après la chute de Goma, la Prospérité observe un véritable balai diplomatique dans la sous-région des Grands Lacs, voire au niveau continental et international.

Objectif : rechercher des voies et moyens permettant d’en finir avec le conflit armé qui déchire la RDC et qui a jeté, dans la forêt, des milliers des compatriotes, créant ainsi un chaos humanitaire inquiétant.

Les multiples réunions organisées à ce sujet ont été sanctionnées par des résolutions sommant le M23 de se retirer, endéans 48 heures, de la capitale provinciale du Nord-Kivu. Voilà qu’à ces efforts de la CIRGL, de l’UA et de l’Onu, viennent s’ajouter ceux de la Communauté Economique des Etats d’Afrique Centrale, CEEAC, conclut La Prospérité.

L’Avenir rapporte, de son côté, que des rebelles du M23 ont revêtue les tenues de la police nationale pour rester dans la ville de Goma qu’ils sont censés quittés. «Faisant semblant de quitter Goma, des M23 en tenue de la Police nationale », titre le quotidien.

Le journal y décèle une stratégie qui trompe la vigilance au Nord-Kivu.

Initialement prévu pour le lundi dernier à minuit, le retrait des rebelles du M23 de Goma va finalement débuter ce vendredi 30 novembre 2012 dans la matinée, à en croire le porte-parole de ce mouvement, le colonel Vianney Kazarama, indique L’Avenir.

Cette annonce a été faite au cours d’un meeting où il a expliqué que ce report est lié à des « raisons organisationnelles ». D’après Vianney Kazarama, ce retrait répond à une exigence des chefs d’Etat des Grands lacs qui avaient recommandé à ces mutins de quitter la capitale provinciale du Nord-Kivu lundi 26 novembre à minuit.

Mais, comme il est difficile de lâcher un bifteck auquel on a pris goût, la rébellion avait jugé ce délai trop court, note L’Avenir. Le M23 prend son temps, fait remarquer le quotidien.

Si l’on n’y prend garde, analyse le confrère, ce temps de cohabitation consistera en un véritable réarmement devant dégénérer en leur faveur, avec la possibilité de lancer un nouvel assaut à tout moment, afin de semer plus qu’hier terreur et désolation au cœur du territoire national.

Etant donné qu’il y a anguille sous roche, avant que les FARDC ne reprennent Goma, un contrôle minutieux des M23 s’impose afin d’identifier qui est militaire et qui est policier, propose L’Avenir.

Le Potentiel constate également que la demande faite au M23 par la CIRGL de quitter Goma n’a toujours pas été respectée dans un article intitulé : « Le ministre Tshibanda: les engagements du gouvernement ont été respectés ».

Le journal  y rapporte la position du gouvernement congolais. Il écrit que pour le ministre des affaires étrangères, c’est le M23 qui ne respecte pas les accords du 23 mars 2009 en recourant de nouveau aux armes au lieu du dialogue comme convenu avec le gouvernement.

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