[Reportage] Coronavirus à Kinshasa : plusieurs hôtels fermés, d’autres organisent un service minimum

Plusieurs hôtels de la ville de Kinshasa sont fermés à la suite de la pandémie du Coronavirus, a constaté vendredi 10 avril Radio Okapi. C’est parfois une affiche qui l’indique ou les portes sont hermétiquement fermées. Dans d’autres par contre c’est un service minimum qui est organisé. Une situation qui inquiète les travailleurs de ces espaces : ils craignent de perdre des emplois à cause de cette situation. Reportage.

C’est depuis le 18 mars que les hôtels de la commune de la Gombe sont fermés, après le message du Chef de l’Etat ordonnant la fermeture des écoles, universités, bars et hôtels. Dans son discours, il avait aussi interdit tous les cultes dans les Eglises.

Un mot d’ordre respecté quelques semaines après. beaucoup d’hôtels ont carrément mis la clé sous le paillasson. A l’hôtel Invest de la RTNC, une grande affiche est placée au portail. L’inscription de la fermeture « pour un moment pour cause du Coronavirus », est très lisible.

A moins d’un kilomètre de là, l’hôtel Beatrice est aussi fermé depuis le 18 mars dernier. C’est un calme qui nous accueille dans le hall. Seul un service minimum est assuré, chuchote le réceptionniste trouvé sur place.

Crainte des employés

Le gestionnaire de cet hôtel n’a laissé que les clients qui sont bloqués à Kinshasa. Mais tout le service extérieur est arrêté depuis la fermeture.

Tout autour du Grand Hôtel Kinshasa, ce sont plutôt les chants d’oiseau qui bercent l’ouïe des policiers commis à la garde de cette grande bâtisse. Toutes les issues sont hermétiquement fermées, aucune information moins encore d’enseigne.

A quelques encablures de là, c’est le Fleuve Congo Hôtel. On peut lire sur une affiche défilante, que l’hôtel est fermé pour cause de Coronavirus et ne sera ouvert qu’après que la situation sanitaire ne soit normalisée.

Aucune phrase sur un quelconque service minimum. Un service qui est plutôt assuré par Faden House, voisin immédiat du Fleuve Congo Hôtel.

C’est le même visage que montrent beaucoup d’autres hôtel de la Gombe et des communes de Kinshasa, Barumbu et Lingwala.

Dans tous les hôtels visités, les travailleurs qui assurent le service minimum craignent sur leur avenir professionnel après cette crise due à la pandémie de Coronavirus. Selon eux, leurs établissements vont peut-être connaitre l’effet de la suppression des postes.

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