
Le territoire de Mahagi, en Ituri, a enregistré 24 décès parmi les 50 cas positifs d’Ebola recensés dans la province depuis la déclaration de l’épidémie par les autorités.
Ce vendredi 2 octobre, les autorités sanitaires rapportent toutefois qu’aucun nouveau cas n’a été enregistré à Mahagi depuis près de deux mois. Elles attribuent cette évolution notamment à l’implication des autorités politico-militaires dans la riposte.
Malgré cette évolution, les autorités sanitaires restent vigilantes face aux risques de propagation du virus.
Mahagi continue notamment d’accueillir des malades en provenance d’autres zones touchées par l’épidémie, dont Mongwalu, présenté comme l’un des principaux foyers de contamination.
Selon les autorités sanitaires, certains malades seraient transportés à moto en empruntant des voies clandestines afin d’éviter les points de contrôle. Cette situation complique la surveillance épidémiologique dans la région.
Plusieurs zones de santé restent ainsi sous surveillance, notamment Rimba, Logo, Aungba, Kambala et Mahagi.
La riposte confrontée à des difficultés logistiques
Les équipes engagées dans la lutte contre Ebola signalent également des difficultés logistiques, notamment un besoin en carburant pour assurer le fonctionnement des véhicules affectés à la riposte, dont une ambulance.
Parallèlement, les activités de sensibilisation se poursuivent auprès des communautés afin de lutter contre la désinformation et les réticences observées dans certaines localités.
Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres partenaires, les autorités territoriales multiplient les campagnes de sensibilisation pour encourager l’adoption des mesures préventives.








