
Le Comité national paralympique congolais appelle les autorités à renforcer leur soutien aux athlètes vivant avec handicap afin de favoriser leur participation aux compétitions sportives nationales et internationales prévues en 2026 et 2027.
Lors d’un point de presse tenu vendredi 2 octobre à Kinshasa, les responsables du mouvement paralympique ont notamment sollicité l’implication du président de la République pour accélérer la mobilisation des moyens financiers, logistiques et administratifs nécessaires à l’accompagnement des athlètes.
Pour le comité, l’inclusion des personnes handicapées dans le sport passe notamment par leur accès aux compétitions, aux équipements adaptés et aux infrastructures sportives.
« Ces athlètes ne demandent ni compassion ni privilège. Ils demandent simplement les moyens de représenter dignement leur pays », a déclaré Léon Kimpempe Amisi, du Comité national paralympique.
Quatre rendez-vous sportifs
Le Comité national paralympique a identifié quatre échéances pour lesquelles il estime nécessaire de renforcer l’accompagnement des athlètes congolais.
La première concerne les premiers Jeux paralympiques congolais, prévus du 19 novembre au 3 décembre 2026. Selon les responsables du mouvement paralympique, cette compétition doit contribuer à donner davantage de visibilité aux athlètes vivant avec handicap et à leur participation à la vie sportive nationale.
La deuxième échéance est la Coupe d’Afrique de football des sourds, prévue à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les Léopards sourds doivent y représenter la RDC et ont besoin, selon le comité, d’une préparation et d’un accompagnement institutionnel adaptés.
Les athlètes aveugles et malvoyants sont également concernés par les compétitions de l’IBSA, la Fédération internationale des sports pour aveugles, prévues à Gaborone, au Botswana.
Enfin, les Léopards dames de basket-ball en fauteuil roulant doivent prendre part à la Coupe du monde prévue au Brésil.
Des obstacles à l’inclusion
Au-delà de ces différentes compétitions, le Comité national paralympique estime que plusieurs obstacles continuent de limiter la pratique sportive des personnes handicapées en RDC.
Il cite notamment l’insuffisance des financements, le manque d’équipements adaptés, l’accessibilité limitée des infrastructures sportives et le déficit d’encadrement spécialisé.
Le comité demande aux autorités de renforcer les mécanismes d’accompagnement du mouvement paralympique afin de permettre aux athlètes vivant avec handicap de participer aux compétitions dans des conditions adaptées et de contribuer pleinement à la représentation sportive de la RDC.








