
Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Samuel Roger Kamba, a annoncé vendredi 2 octobre à Kinshasa une baisse significative du nombre de nouveaux cas de personnes atteintes du virus d’Ebola. Cette déclaration a été faite au cours d’une conférence de presse consacrée à l’évolution de l’épidémie en RDC.
Selon le ministre, les indicateurs épidémiologiques montrent que le pire est désormais passé et que les autorités sanitaires ont réussi à reprendre le contrôle de la situation.
« Le pic est vraiment derrière nous, donc l'épidémie ne peut plus nous échapper. Avant, on suivait l'épidémie, maintenant nous avons anticipé », a déclaré Samuel Roger Kamba.
Le ministre a expliqué que la propagation du virus est désormais limitée à certaines zones de santé, contrairement à la situation observée il y a quelques mois où plusieurs provinces étaient fortement touchées.
Il a précisé que sur les 63 zones de santé concernées par la surveillance, 12 n’ont enregistré aucun nouveau cas depuis plus de 42 jours, tandis que huit autres n’ont signalé aucun cas depuis une période comprise entre 22 et 42 jours.
« Aujourd'hui, nous ne parlons plus d'épidémies provinciales, on parle d'épidémies zonales, dans les zones de santé. Sur les 63 zones de santé, 12 n'ont plus déclaré de cas depuis 42 jours, et 8 n'ont pas déclaré de cas entre 22 et 42 jours », a-t-il indiqué.
Pour les autorités sanitaires, cette tendance témoigne d’un recul progressif de l’épidémie et d’une réduction du nombre de foyers actifs. Bien que certaines zones continuent de rapporter des cas, leur nombre diminue progressivement, renforçant ainsi l’espoir d’une maîtrise complète de la maladie.
Par ailleurs, Samuel Roger Kamba a profité de cette rencontre avec la presse pour interpeller plusieurs partenaires impliqués dans la lutte contre Ebola. Le ministre a exigé davantage de transparence dans la gestion des fonds reçus au nom de la République démocratique du Congo pour faire face à l’épidémie.
Il a averti que les organisations concernées devront justifier clairement l’utilisation des ressources mises à leur disposition. À défaut, le gouvernement pourrait prendre des mesures sévères, notamment le retrait de leur accréditation.
Malgré la baisse des contaminations et des décès signalés dans plusieurs zones de santé, le ministère de la Santé appelle la population à maintenir les mesures de prévention afin d’éviter toute résurgence de l’épidémie.
A la date du 29 septembre, la riposte se poursuivait dans 7 provinces et 63 zones de santé touchées avec dans l’ensemble 8 224 cas confirmés, selon les chiffres publiés par le ministère de la Santé publique.








