Assemblée nationale : le report des plénières inquiète certains députés

Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

Les députés retrouvent, sauf imprévu, l’hémicycle du Palais du peuple ce lundi 28 mars pour une nouvelle plénière après le report de celle de vendredi  25 mars. Pour expliquer ces reports, le responsable du protocole de l’Assemblée nationale évoque des raisons techniques, sans les préciser.  Cette situation inquiète certains députés qui parlent carrément d’un cycle de reports. Ces députés craignent que les matières programmées pour la session en cours ne soient pas épuisées.

Selon un communiqué du bureau de la chambre basse, les députés devraient examiner notamment le projet de loi sur la mise en oeuvre de la parité Homme-Femme.

Probablement, les soixante-dix huit points retenus pour la session de mars ne seront pas tous examinés, lorsqu’on sait que les députés n’ont plus que soixante-quinze jours de travail pour cette session.

Pour s’en rendre compte, il suffit de compter le nombre de séances reportées ou suspendues, faute de quorum.

Depuis le 15 mars dernier, date de l’ouverture de la présente session, une seule plénière a pu se tenir. C’est celle consacrée à l’adoption du calendrier des travaux. Depuis lors, on les reports se multiplient.

Le nombre de sièges vides dans la salle de congrès du Palais du peuple laisse à penser que les députés n’ont plus le cœur à l’ouvrage.
Certains d’entre eux, interrogés, ne se sont pas voilé la face. Beaucoup ont affirmé qu’ils se sont déjà lancés dans la campagne électorale.

Reste à savoir comment le bureau compte s’y prendre au regard du volume de la matière inscrite cette session.

Le député  Freddy Isomela de la Majorité présidentielle confirme cette hypothèse:

“Comme vous le savez, c’est la dernière session de la législature. Et les députés doivent entrer en contact avec leurs différentes bases. Donc en nous  avons en tête aujourd’hui  les élections qui sont en vue. Qui dit élections dit également les électeurs.”

Même son de cloche à l’opposition. Le député Bokolonyonso soutient:

“Le problème de quorum  est dû aux députés. Il y a aussi un problème au niveau du bureau. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Les amis de la Majorité dont la plupart n’ont pas été à leur base, en profitent maintenant pour y aller, parce que tout le temps, ils sont à Kingakati [ferme présidentielle où se réunit la majorité présidentielle]“

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