RDC: un capitaine de la police torturé pour avoir salué un avocat d’Etienne Tshisekedi, affirme la VSV

La police d’intervention le 8/12/2011 à l’entrée de la 10ème rue à Kinshasa-Limete le long du boulevard Lumumba. Radio Okapi/ Ph. John BompengoLa police d’intervention le 8/12/2011 à l’entrée de la 10ème rue à Kinshasa-Limete le long du boulevard Lumumba. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La police d’intervention le 8/12/2011 à l’entrée de la 10ème rue à Kinshasa-Limete le long du boulevard Lumumba. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’ONG La Voix de sans voix (VSV) craint pour la vie du capitaine Paul Kasongo Mwamba, officier de police judiciaire à la Police d’intervention rapide (PIR) détenu au camp Tshatshi et de son épouse détenue au siège de la PIR, tous à Kinshasa.

Dans un communiqué publié jeudi 5 janvier, la VSV indique que le capitaine Paul Kasongo Mwamba a été enlevé, mardi 27 décembre dernier, et torturé pour avoir salué un avocat d’Etienne Tshisekedi, candidat à la présidentielle du 28 novembre dernier arrivé en deuxième position (32,33%) derrière Joseph Kabila (48,95%) à l’issue d’un scrutin émaillé de nombreuses irrégularités dont Tshisekedi conteste les résultats.

Dolly Ibefo, directeur exécutif de la VSV a livré le témoignage suivant à Radio Okapi :

« Le capitaine Kasongo Mwamba Paul a été enlevé dans la concession même de la PIR sur ordre de son chef le colonel Kasongo Vangu. Le colonel Kasongo Vangu reproche au capitaine Kasongo Mwamba d’avoir salué un avocat d’Etienne Tshisekedi.

Pour ça, il a ordonné qu’on le tabasse à mort et on l’a transféré dans un cachot du camp Tshatshi qui ne dépend pas du parquet. Son épouse venue chercher son mari a été également arrêtée et écrouée toujours à la PIR sur ordre du même colonel. Ces deux personnes sont toujours aux arrêts et l’état de santé du capitaine Kasongo est désespéré parce qu’il a été torturé et était même dans le coma. »

Le commandant de la PIR, le colonel Séguin Ngoy reconnaît l’arrestation du capitaine Paul Kasongo Mwamba, mais il affirme que cet officier du Bureau 2 (NDLR: Brigade chargée d’investigation des voitures volées) n’a pas été arrêté pour avoir salué l’avocat d’Etienne Tshisekedi, mais « il était un agent double qui vendait la mèche », sans plus de précisions.

« Il est présentement à la disposition des services des renseignements militaires », a-t-il précisé.

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