Transport public : le gouvernement veut privilégier le partenariat public-privé

Des épaves des bus de la Société de transport urbain du Congo (Stuc), le 24 mai 2012 à Kinshasa

Après la grève qui a paralysé la ville de Kinshasa, capitale de la RDC, lundi 21 mai, le ministre des Transports et voies de communication a visité jeudi la Société de transport urbain du Congo (Stuc), qui a presque arrêté de fonctionner. A l’issue de sa visite, Justin Kalumba, a annoncé que le gouvernement allait désormais privilégier un partenariat public-privé dans la gestion des entreprises publiques de transport en commun.

Dotée de deux cent trente-cinq (235) bus neufs en 2006, la Stuc n’en compte actuellement que onze qui continuent de rouler. Le chef d’exploitation de l’entreprise, Bénoît Mutambayi, a déclaré que quinze autres bus et dix mini-bus sont entrain d’être réparés. Mais il a reconnu que cent neuf (109) bus standards et trente-cinq (35) minibus, en très mauvais état, doivent être tout simplement déclassés.

Le ministre Justin Kalumba a estimé, de son côté, que pour éviter une telle mauvaise gestion à l’avenir, il faut privilégier un partenariat public-privé.

« Nous allons essayer de tirer toutes les leçons de la gestion passée », a-t-il fait savoir.

Dans une interview accordée à Radio Okapi, lundi 21 mai, le ministre des Transports avait promis que le gouvernement allait commander « très vite environ deux cents bus pour améliorer l’offre de service de transport public ».

« Nous avons déjà eu à commander plusieurs fois des véhicules, avait-il reconnu, mais au bout de 6 mois ou d’une année, il n’en restait plus rien. Nous allons faire une nouvelle expérience de gestion cette fois-ci».

Le lundi 21 mai, la ville de Kinshasa a été paralysée à la suite d’une grève des transporteurs privés qui protestaient contre les contrôles techniques effectués par certains services de l’Etat.

Le même jour, radiookapi.net a publié un reportage sur l’état de lieux des deux entreprises publiques de transport.

Rejetant les accusations de mauvaise gestion que d’aucuns mettent à leur charge, les responsables de City train avaient affirmé que « l’entreprise ne bénéficie plus de subsides suffisantes de la part de l’Etat » depuis 1996.

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