Assemblée nationale : les députés divisés sur le sort à réserver à la Ceni

Des opposants et des journalistes le 5/9/2011 à Kinshasa, lors du dépôt de la candidature d’Etienne Tshisekedi pour la présidentielle 2011, devant le bureau de réception, traitement des candidatures et accréditation des témoins et observateurs de la Ceni à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Dans le cadre de l’évaluation du processus électoral en RDC, les députés nationaux ont critiqué vendredi 29 juin le travail de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Pour les uns, il importe de restructurer la Ceni en mettant en place un nouveau bureau avec de nouveaux animateurs. Pour d’autres, revisiter la loi électorale semble être une solution définitive et durable.

C’est notamment le cas du député Otete Lokadi de la majorité présidentielle, plate forme de soutien au chef de l’Etat.

Pour lui, changer brusquement d’acteurs à la Ceni risque de ralentir davantage le processus électoral enclenché en RDC.

« Il y a toujours des imperfections dans les œuvres humaines. C’est à nous de les relever et de les corriger, de revisiter la loi électorale. Nous allons travailler, mettre des gardes fous dans cette loi, pour qu’on n’ait pas tous ces problèmes au niveau provincial », a-t-il affirmé.

Le député Otete Lokadi s’est notamment dit favorable à l’inclusion des membres de la société civile dans le bureau de la Ceni. Une disposition réclamée récemment par des représentants de cette structure.

Par contre, pour le député de l’opposition Eric Katolo, au-delà de ce qu’on pourrait penser du travail de la Ceni, les problèmes relevés dans les dernières élections sont aussi « un problème d’homme ». Ce qui implique, selon lui, « d’opérer des changements à certains niveaux ».

Le député Katolo invite particulièrement la Ceni à éviter le clientélisme dans le choix des agents électoraux.

« En 2011, il y a eu beaucoup de clientélisme. Je connais des cas où des responsables politiques avaient recommandé des agents électoraux dans des bureaux de vote pour les besoins de la cause », a-t-il affirmé.

Pour lui, l’autonomie accordée par loi électorale aux Centres locaux de compilation des résultats (CLCR), et critiquée par les responsables de la Ceni, ne poserait aucun problème si ces agents électoraux n’étaient pas à la solde de certains hommes politiques.

« Si on leur a donné tout pouvoir, et que ces gens sont consciencieux, des patriotes convenables, ayant l’amour de leur pays, où est le mal », s’est-il interrogé.

Lors de la présentation de son rapport sur l’évaluation du processus électoral à l’Assemblée nationale jeudi 28 juin, le vice président de la Ceni, jacques Ndjoli, s’est notamment plaint de l’autonomie des CLCR, qui aurait eu, selon lui, un impact négatif sur la transparence du processus électoral.

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