Rutshuru-centre et Kiwanja sont sous le contrôle des FARDC, selon Julien Paluku

Julien Paluku le 8/3/2012 à Goma. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le M23 a procédé, depuis dimanche 9 juillet dans la soirée, au retrait de ses éléments du chef-lieu du territoire de Rutshuru ainsi que de la cité voisine de Kiwanja qu’il avait occupés pendant quelques heures. Le gouverneur de province, Julien Paluku, a confirmé que ces deux agglomérations, situées à environ 70 Km au nord de Goma, «sont sous le contrôle des FARDC». Par contre, il a invité les opérateurs économiques à ne plus dédouaner leurs marchandises au poste frontalier de Bunagana, qui est toujours contrôlé par les mutins.

Julien Paluku a déclaré, ce mardi 10 juillet, à Radio Okapi:

«Je peux vous confirmer qu’à Kiwanja comme Rutshuru, nos services sont déjà déployés, la police y est, l’armée y est. Parce que tout simplement lorsque les forces rebelles y sont arrivées, nos unités n’ont pas combattu. Elles ont seulement été aux abords du chef-lieu du territoire et, à l’heure qu’il est, tous les services sont en train de se réinstaller

A l’instar de Kiwanja, le chef-lieu du territoire de Rutshuru était passé sous le contrôle de ces rebelles sans combat, dimanche, les militaires s’étant retirés avant l’arrivée des assaillants.

Plusieurs habitants s’étaient réfugiés autour du camp des Casques bleus de la Monusco situé dans cette cité. D’autres s’étaient enfuis vers la ville de Butembo et la localité d’Ishasha.

En annonçant leur retrait, les rebelles avaient précisé toutefois que leur police y assurait la sécurité. Cette déclaration a amené plusieurs personnes à s’interroger sur le statut administratif actuel de ces deux agglomérations.

Il n’y a que l’administrateur du territoire qui «va rentrer dans les prochaines heures » à Rutshuru-centre, a poursuivi Julien Paluku, réaffirmant en même temps la détermination des autorités congolaises d’y rétablir l’ordre et de «mettre en garde quiconque veut menacer la paix».

Le gouverneur Paluku a par ailleurs appelé les opérateurs économiques à ne plus dédouaner leurs marchandises au poste frontalier de Bunagana, toujours aux mains des mutins:

«J’en profite pour mettre en garde tous les opérateurs économiques qui vont passer par le poste frontalier de Bunagana pour y payer les frais douaniers. Ils vont payer le triple, une fois arrivés à Goma. Parce qu’il y a des passages à Ishasha, Kasindi et Tchanika

Selon des sources de la Direction générale des douanes et accises, le poste-frontière de Bunagana réalise entre 500 et 700 mille dollars américains des recettes douanières mensuelles.

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