RDC : les Etats des Grands Lacs veulent créer une force internationale neutre contre les groupes armés

Un militaire des FARDC en patrouille mixte avec un casque bleu de la Monuc discutent avec la population à Mbwavinya. Photo MONUC/Marie Frechon (2008).

Réunis en sommet interministériel mercredi 11 juillet à Addis Abeba, les Etats de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) ont recommandé la mise sur pied d’une force internationale qui sera déployée le long de la zone frontalière commune entre la RDC et le Rwanda pour combattre les groupes armés notamment les rebelles des FDRL et du M23 actuellement actifs dans l’Est de la RDC.

Le Congolais Ntumba Luaba, secrétaire exécutif de la CIRGL, affirme que les ministres de la Défense des pays membres vont se réunir bientôt pour décider des modalités pratiques de la mise en place de cette force. Selon lui, la constitution de cette force est ouverte « à tous les partenaires de la communauté internationale ».

Au cours de la réunion d’Addis Abeba, les Etats membres de la CIRGL se sont engagés à ne pas apporter leur appui aux groupes armés actifs dans leurs territoires respectifs et ont demandé au M23 de cesser « immédiatement » la guerre à l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).

La CIRGL est composée de onze pays de l’Afrique centrale dont le Rwanda que la RDC accuse d’apporter son soutien militaire aux rebelles du M23. Le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Roger Meece, a déclaré mardi 10 juillet que les mutins étaient « très bien équipés et approvisionnés » indexant nommément le Rwanda.

Issus de l’ex-rébellion du CNDP, des officiers des FARDC au Nord-Kivu se sont mutinés en mai dernier avant de créer la rébellion du M23 après que la communauté internationale a exercé de fortes pressions sur Kinshasa pour livrer Bosco Ntaganda poursuivi par la Cour pénale internationale pour des crimes de guerre commis en Ituri (Nord-est de la RDC) en 2002 et 2003. Le général Ntaganda qui commandait la branche militaire de la rébellion du CNDP avait été intégré dans l’armée congolaise à l’issue d’un accord de paix signé le 23 mars 2009 avec le gouvernement congolais à Goma, capitale du Nord-Kivu. Il a été récemment radié de l’armée avec d’autres officiers qui dirigent la rébellion du M23. Au nombre de leurs revendications, les rebelles du M23 réclament l’application de l’accord du 23 mars 2009 qui prévoyaient notamment leur intégration dans l’armée et l’attribution des fonctions aux cadres civils de l’ex-rébellion du CNDP.

A la veille du sommet d’Addis-Abeba, Ntumba Luaba avait appelé les rebelles du M23 à « revenir à la raison », estimant que ce n’est pas par la voie des armes qu’on peut faire aboutir des revendications.

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