Ituri : le PPRD demande aux jeunes de ne pas rallier le M23

Des cadres et membres du PPRD, lors de la clôture du 2ème congrès de leur parti politique le 21/08/2011 au stade des martyrs à Kinshasa. Radio Okapi/ John Bompengo

Le secrétaire exécutif fédéral du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD)/Ituri, Floribert Bagayau, a demandé, vendredi 13 juillet, aux jeunes de ce district de ne pas rallier le Mouvement du 23 mars (M23). Cet appel fait suite à des rumeurs faisant état d’un regroupement des jeunes recrutés par ce mouvement rebelle dans le territoire de Djugu. Cette rébellion, constituée des mutins des Forces armées de la RDC, affronte depuis le mois de mai dernier les militaires congolais au Nord-Kivu.

« Nous avons appris qu’il y a un regroupement [des recrues] dans le territoire de Djugu principalement. C’est pour cela que nous lançons cet appel pour inviter les jeunes gens de l’Ituri à ne pas rallier le M23 », a déclaré Floribert Bagayau à Radio Okapi.

Pour le cadre du parti présidentiel, les jeunes de l’Ituri doivent penser aux différents conflits armés que ce district a connus ces dix dernières années.

« Nous avons perdu des milliers de personnes dans ce district. Des gens ont perdu leurs biens. Nous ne pouvons pas vouloir que ces choses recommencent », a-t-il ajouté.

Au début de la décennie 2000, le district de l’Ituri a connu plusieurs conflits armés. Selon l’ONG International Crisis group, en 2003, on ne comptait pas moins de six groupes armés et un nombre total de miliciens estimé entre 20 000 et 25 000 dans cette partie du territoire congolais.

Le 10 juillet, la Cour pénale internationale (CPI) a condamné Thomas Lubanga, un chef milicien de l’Ituri, à 14 ans de prison. Il avait été reconnu coupable de crimes de guerre pour avoir utilisé des enfants soldats de moins de quinze ans et de les avoir fait participer activement à des hostilités dans les rangs de sa milice entre 2002 et 2003.

Matthieu Ngudjolo et Germain Katanga, deux autres chefs miliciens qui ont conduit des groupes armés dans cette partie du pays sont actuellement jugés devant la CPI. Ils sont poursuivis pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en Ituri lors de l’attaque de la localité de Bogoro en février 2002.

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