Kabeya Kamwanga: la présence militaire crée la psychose, selon la société civile

Deux militaires de Fardc avec des armes lourdes, lors du défilé du 30 juin 2010 à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

La société civile de Kabeya Kamwanga (Kasaï-Oriental) s’est plainte, mercredi 5 septembre de la présence massive des militaires dans cette localité du district de Tshilenge. Selon elle, cette présence militaire crée la psychose. ”Les enfants ne fréquentent pas les écoles et la population ne vaque pas librement à ses occupations quotidiennes”, confie un responsable de la société civile.

Le président de la société civile de Kabeya Kamwanga, Pierre Tshimbela Diesa, demande aux autorités de retirer ces militaires afin de mettre fin à cette psychose.

«Hier à Kabeya-Kamwanga, les attroupements étaient refusés et les personnes qui tentaient de s’attrouper ont été arrêtées. On n’est pas tranquille. Les enfants n’ont pas le moyen d’accéder dans les écoles et les habitants ne vont plus dans les champs à cause de la présence des ces militaires », se plaint-il.

Le 23 août dernier, environ trois cents militaires et policiers étaient déployés pour arrêter le colonel déserteur des Forces armées de la RDC (FARDC), John Tshibangu et ses hommes. Le gouverneur de la province du Kasaï-Oriental, Alphonse Ngoyi Kasanji, l’avait annoncé le mercredi 22 août au cours de son entretien avec une délégation de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco)/Mbuji-Mayi.

Pierre Tshimbela Diesa ne voit pas la raison de la présence renforcée des ces militaires dans la cité de Kabeya Kamwanga aussi longtemps que le colonel dissident était passé à Miabi.

L’administrateur du territoire de Kabeya Kamwanga assure que cette présence militaire ne gène pas les activités de la population.

Selon lui, aucun cas de tracasserie ne lui a été rapporté, et les écoles fonctionnent normalement.

Le ministre provincial de l’Intérieur du Kasaï-Oriental a, pour sa part, invité la population à vaquer à ses occupations et à laisser les militaires faire leur travail.

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