Amnesty international dénonce des violations des droits de l’homme dans l’Est de la RDC

Femmes victimes de viol à Goma/RDCongo, 27 April 2006. AFP PHOTO/JOSE CENDON

«Le gouvernement congolais doit prendre de toute urgence des mesures pour faire cesser les violences dans l’Est du pays et amener  tous les responsables présumés de ces actes à rendre compte», a appelé Amnesty International dans son rapport rendu public mardi 9 octobre en marge du XIVe sommet de la Francophonie. Les exécutions sommaires, les violations du droit international et autres formes de menaces y sont courantes, selon l’ONG. 

«Amnesty International a constaté une multiplication des intimidations et des menaces contre les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les opposants», a-t-il témoigné Théo Boutruche, chercheur à Amnesty international.

Il a indiqué que, même si des progrès ont été faits, notamment l’annonce faite par le gouvernement congolais de la création d’une commission nationale des droits humains, la situation est restée dramatique dans l’Est.

Cette ONG britannique a affirmé avoir enquêté, pendant trois semaines, sur les abus de la rébellion du M23 dans les localités sous son contrôle dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu.

«Amnesty International met aussi l’accent sur les attaques contre les populations civiles, notamment par les [miliciens de] Raia Mutomboki, Nyatura et les [rebelles hutu-rwandais des] FDLR dans d’autres zones, qui semblent avoir été abandonnées depuis le mois de mai», a poursuivi Théo Boutruche.

Il a, par ailleurs, demandé aux participants au XIVe sommet de la Francophonie de se pencher sur la situation dans l’Est de la RDC:

«Il est important que les délégués des Etats qui vont participer à ce sommet puissent avoir une image plus réaliste de la situation. [Il ne s’agit] pas simplement de se concentrer sur cet évènement  qui certes important, mais d’essayer d’agir pour mettre fin à cette situation

Dans son rapport sur la situation mondiale des droits humains publié ce jeudi 24 mai à Londres (Royaume-Uni), Amnesty international avait accusé les Forces armées de la RDC (FARDC), la Police nationale congolaise (PNC) et les groupes armés opérant dans l’Est du pays d’homicides, de violences sexuelles, de tortures et d’autres mauvais traitements.

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