RDC: le M23 a commencé son retrait de Goma

Le porte-parole militaire du M23, Vianney Kazarama, a affirmé, mercredi 28 novembre que le retrait de ses troupes de Goma va commencer le jeudi, indiquant cependant que le matériel militaire et les équipements médicaux sont acheminés depuis le mardi dans les anciennes bases du mouvement à Rutshuru. Des habitants de certains quartiers affirment que certains hôtels et maisons de particuliers qui hébergeaient les rebelles ont été vidés la nuit dernière. Le mardi dans la soirée, le chef des opérations de maintien de la paix de l’Onu, Hervé Ladsous, a fait état à l’AFP ”d’indications selon lesquelles des rebelles du M23 commencent à se retirer” de la capitale provinciale du Nord-Kivu.

Vianney Kazarama a annoncé que le gros de troupes qui occupait les localités de Ngungu, Umure, Mushaki, Kirolirwe ainsi que les collines de Muremure dans le territoire de Masisi sera regroupé ce mercredi à Saké, 27 km à l’Ouest de Goma.

«Le retrait ne sera effectif qu’à partir de demain», indique-il, précisant que c’est à Kibumba à 30 km au Nord de Goma que son mouvement établira son état major général.

Des sources au sein des FARDC affirment que les rebelles ont commencé effectivement à se retirer de certaines zones dans le Masisi depuis hier.

«L’idée est [pour le M23] de se retirer à 20 kilomètres au Nord de Goma», a déclaré le mardi Hervé Ladsous, annonçant que le principal conseiller militaire de l’Onu, général Babacar Gaye, devait se rendre ce mercredi dans la région, y compris au Rwanda, pour régler les modalités militaires après le retrait des rebelles de Goma.

Ces modalités porteraient notamment sur la situation de l’aéroport de Goma, contrôlé pour l’instant par la Monusco, de l’établissement d’une zone neutre une fois les rebelles retirés et du concept d’une force neutre internationale pour stabiliser la région.

Les chefs d’Etat des Grands lacs avaient lancé  samedi 24 novembre un ultimatum de 48 heures au M23 pour quitter la ville de Goma que la rébellion occupe depuis le mardi 20 novembre. L’ultimatum avait expiré le lundi à minuit sans que les rebelles ne se retirent de la ville.

Pour Sultani Makenga, le temps accordé par les chefs d’Etat était court. Il a promis mardi 27 novembre que ses troupes allaient quitter la ville d’ici le vendredi prochain.

Les présidents de la région avaient également décidé du déploiement d’une force composite comprenant une compagnie de la force internationale neutre, une compagnie des FARDC et une compagnie du M23 à l’aéroport de Goma, actuellement tenu par la Monusco.

Dans la ville de Goma, ils avaient prévu qu’un bataillon de l’armée congolaise et un autre de la police soient déployés.

Mais le chef politique du M23 a confié mardi à RFI que son mouvement acceptait de quitter Goma si l’armée congolaise ne revenait pas dans la ville qui, selon lui, devrait rester sous administration politique et administrative de la rébellion.

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