Nord-Kivu : la société civile regrette le report de la signature de l’accord sur la paix dans l’Est de la RDC

Des déplacés fuyant des affrontements dans l’Est de la RDC (Juillet 2012)

La société civile du Nord-Kivu regrette le report de la signature de l’accord-cadre sur la paix dans l’Est de la RDC par les chefs d’Etat des Grands Lacs. Cet accord devrait être signé le lundi 28 janvier en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba sous l’égide du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Il était censé « remédier aux causes profondes des violences récurrentes dans l’Est de la RDC » où sévissent de nombreux groupes armés. Le vice-président de la société civile du Nord-Kivu, Omar Kavota, a déclaré ce mardi 29 janvier à Radio Okapi que les habitants de sa province attendaient beaucoup de la signature de cet accord-cadre.

« Nous pensions que l’heure du soulagement était arrivée mais nous sommes surpris de l’indifférence affichée par les chefs d’Etat des pays membres de la CIRGL, de la SADC et de l’Union africaine », a-t-il déploré.

Omar Kavota a appelé la communauté internationale « à la compassion et à la solidarité pour ces millions de personnes qui sont déplacées, violées, tuées et enlevées », indiquant que « la population du Nord-Kivu endure des souffrances que lui imposent des groupes  armés comme le M23, les FDLR et les ADF-Nalu ». Il a demandé à Ban Ki-moon de proposer un autre plan de paix pour l’Est de la RDC.

Les raisons du report de l’accord-cadre sur la paix dans l’Est de la RDC qui devrait être signé à Addis-Abeba n’ont pas été révélées.

Depuis plusieurs années, l’Est de la RDC est en proie à plusieurs groupes armés. En mai 2012, des mutins de l’armée congolaise ont créé la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Ils contrôlent actuellement plusieurs localités de la province du Nord-Kivu.

En novembre dernier, ils ont occupé pendant une dizaine de jours la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu. Ils s’y sont retirés à la suite des pressions des chefs d’Etats des Grands lacs, obtenant des négociations avec le gouvernement.

Ces discussions se tiennent à Kampala en Ouganda depuis le 9 décembre 2012. Les rebelles, qui réclamaient l’application de l’accord du 23 mars 2009 au début de leur mouvement, ont élargi leurs revendications à des questions de démocratie et des droits de l’homme. L’accord du 23 mars 2009 a été signé par le gouvernement congolais et l’ancienne rébellion du CNDP dont sont issus la plupart des dirigeants du M23.

Pour traquer les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC, les Nations unies veulent mettre en place une unité d’intervention rapide composée de 2 500 soldats africains.

La Tanzanie et l’Afrique du Sud sont candidates pour contribuer à cette unité qui prêterait main forte aux 17 500 hommes de la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco).

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