Ban Ki-Moon salue la signature de l’accord de paix sur la RDC

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu.Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a salué l’engagement pris, dimanche 24 février à Addis-Abeba, par les chefs d’Etat de Grands Lacs «à respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins (…), à ne pas soutenir, de quelque façon que ce soit, les groupes armés». L’accord-cadre signé par onze pays africains vise le retour de la paix dans l’Est de la RDC, en proie à des groupes armés nationaux et étrangers.

L’accord d’Addis-Abeba appelle les pays de la région “à ne pas tolérer ni porter assistance ou soutien à aucune forme de groupes armés” en RDC. Le Rwanda et l’Ouganda ont été accusés dans des rapports de l’Onu de soutenir la rébellion du M23, qui a eu à occuper pendant dix jours en novembre 2012 la ville de Goma, avant d’accepter de s’en retirer en échange de l’ouverture de négociations à Kampala avec le gouvernement de Kinshasa. Kigali et Kampala ont toujours nié un tel soutien.

«Cet accord-cadre constitue une étape importante ainsi qu’une opportunité nous permettant de réaffirmer notre engagement à la paix régionale. Je l’accueille de tout cœur », a affirmé, pour sa part, le président rwandais, Paul Kagame. Soulignant l’attachement de son pays à la stabilité régionale, il a appelé à un engagement de tous les pays de la région ainsi que de la communauté internationale pour la réussite de ce processus de paix.

Au cours de son allocution, le chef de l’Etat congolais, Joseph Kabila, a aussi invité ses pairs de la sous-région des Grands Lacs à garantir à leurs populations «le droit à la vie et à la jouissance soutenue au bien-être le plus précieux qu’elles attendent de leurs dirigeants, à savoir la paix».

Révision stratégique de la Monusco

Les signataires de l’accord d’Addis-Abeba appellent aussi à “une révision stratégique” de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), en place avec 17.000 hommes. Bien que l’accord de paix signé à Addis Abeba ne le dit pas explicitement mais il s’agit d’intégrer à la Monusco une “brigade d’intervention”, dotée d’un mandat d’imposition de la paix. La question doit encore être discutée au conseil de sécurité de l’ONU a indiqué Hervé Ladsous, secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des opérations de maintien de la paix.

Cette brigade d’intervention devra combattre les groupes armés dans l’est de la RDC.

L’accord-cadre signé dimanche au siège de l’Union africaine (UA) prévoit aussi un mécanisme de suivi, avec notamment un travail d’évaluation qui serait effectué conjointement par la RDC, les pays limitrophes, les partenaires régionaux et la communauté internationale. Il est également prévu la nomination d’un envoyé spécial des Nations unies devant soutenir les efforts de paix dans la région.

Les présidents de la RDC, de l’Afrique du Sud, du Mozambique, du Rwanda, du Congo et de la Tanzanie se sont rendus à Addis-Abeba pour signer cet accord. Des représentants de l’Ouganda, de l’Angola, du Burundi, de la Centrafrique et de la Zambie étaient également présents.

Réformes internes

Ban Ki-Moon a par ailleurs assuré que l’Onu était prête à soutenir l’engagement pris par la République démocratique du Congo de continuer d’approfondir certaines réformes internes, notamment du secteur de la sécurité. Kinshasa devrait également promouvoir les objectifs de la réconciliation nationale, de tolérance et de démocratisation.

«Il est temps, plus que temps, que nous tournions définitivement le dos à cette logique d’un autre âge fondé sur la loi de la force plutôt que sur la force de la loi, qui confond vengeance et justice, et qui autorise le plaignant à rendre des sentences dans sa propre cause et à les exécuter lui-même», a déclaré Joseph Kabila, devant les participants à cette conférence de l’UA.

Satisfaction de la CIRGL

Le secrétaire exécutif de la Conférence internationale pour la région des Grands Lacs (CIRGL) s’est dit satisfait de la signature de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Pour lui, c’est une étape importante qui vient d’être franchie.

« Il y est dit que les pays voisins doivent respecter la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC. Je pense qu’aucun appui ne peut être apporté à ceux qui tentent de déstabiliser la RDC », a-t-il indiqué.

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