Nord-Kivu: le calme revient à Kibumba après les combats entre les deux factions du M23

Soldats rwandais et congolais suivent une escarmouche à la frontière des deux pays où au moins un militaires des FARDC a été tué le 5 novembre 2012. © MONUSCO/Sylvain Liechti

Le calme est revenu à Kibumba dimanche 17 mars au lendemain de sa prise par la faction du M23 conduite par Sultani Makenga qui a délogé les hommes fidèles à Bosco Ntangada. Certains habitants qui avaient fui  les affrontements ont commencé à rentrer. Des sources sur place assurent même que certaines activités comme le commerce ont repris dans la cité.

Un notable joint au téléphone dimanche dans l’après-midi a confirmé que Kibumba est totalement passé sous le contrôle des hommes de Makenga. Selon lui, quelques véhicules de transport en commun ont approvisionné la cité en vivres et denrées alimentaires.

A l’en croire, le chou, la carotte, l’oignon et le poireau pourraient rapidement réapparaitre sur le petit marche de Kibumba.

La même source a affirmé que les militaires congolais ont établi leur position à Mutao dans le groupement de Kibati, à proximité de Kibumba.

Délogés de Kibumba, la plupart des combattants et des cadres de la faction du M23 fidèle à Bosco Ntaganda mais dirigée par Jean-Marie Runiga ont trouvé refuge au Rwanda voisin. Parmi eux, le chef militaire, colonel Baudouin Ngaruye, et le lieutenant-colonel, Séraphin Mirindi.

Cette information a été confirmée par le ministère des Affaires étrangères du Rwanda qui a indiqué que ces hommes ont été désarmés dès leur arrivée sur le territoire rwandais et « conduits vers un lieu sûr ».

Ntanganda au Rwanda

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, a déclaré ce dimanche 17 mars que Bosco Ntanganda aussi se trouve au Rwanda. Après avoir été délogés de Kibumba, lui et certains de ses hommes avaient été annoncé du côté du parc de Virunga.

Mais pour Lambert Mende, Bosco Ntaganda a traversé la frontière rwandaise le samedi.

De son côté, la ministre rwandaise des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo, interrogée par l’AFP n’a pas confirmé la présence de Bosco Ntaganda dans son pays.

Bosco Ntaganda est sous le coup de deux mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour enrôlement d’enfants soldats entre 2002 et 2003, en Ituri.

A l’époque, il était le chef militaire de l’Union des patriotes congolais (UPC), une milice de l’ancien chef de guerre Thomas Lubanga, lui-même condamné par la CPI à 14 années de prison.

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