Katanga : la société civile satisfaite des premières sanctions dans l’affaire de Bakata Katanga

Des miliciens du groupe Bakata Katanga lors de leur reddition au bureau de la Monusco/Lubumbashi, samedi 23 mars 2013 Ph. Kabena

La société civile du Katanga se dit « satisfaite » de la suspension du commandant de la 6è région militaire des Forces armées de la RDC (FARDC) et de l’inspecteur provincial  de  la Police  nationale Congolaise (PNC), deux semaines après l’incursion des miliciens Maï-Maï à Lubumbashi. Le président de la Société civile du Katanga, Jean-Pierre Muteba l’a déclaré à la presse lundi 8 avril.

« La population du Katanga tout entière est satisfaite de ce début » a indiqué le président de la société civile en évoquant la suspension du Général Ekutshu, commandant de la région militaire du Katanga celle du général Patrick Sabiti Abdala, commandant de la police de la même province.

Jean-Pierre Muteba demande aussi au Chef de l’Etat, Joseph Kabila, que soient arrêtés et poursuivis en justice les commanditaires de l’incursion des miliciens sécessionnistes Maï Maï Bakata Katanga à Lubumbashi. La société civile du Katanga avait publié, mardi 26 mars, un rapport dans lequel elle citait des personnalités qui, selon elles, sont les commanditaires de l’affaire Bakata Katanga.

« La population du Katanga attend que le chef de l’Etat aille plus loin. Qu’on continue à suspendre, qu’on révoque, qu’on suspende au niveau national mais aussi qu’on traduise en justice les commanditaires, que nous avons cité dans notre rapport », affirme Jean-Pierre Muteba.

Il estime que la population est la première victime de l’insécurité causée par plusieurs groupes armés dans la province du Katanga. Selon Jean-Pierre Muteba, on compte près de  sept cents mille déplacés internes, des enfants non-scolarisés et des parents qui ne peuvent plus s’adonner aux activités agricoles depuis plusieurs années parce que « des personnes physiques aux ambitions parfois démesurées cherchent à déstabiliser toute une province ».

Les miliciens Maï Maï Bakata Katanga sont entrés à Lubumbashi, le 23 mars 2013. Les miliciens sécessionnistes  se sont rendus au bureau local de la Monusco où ils ont déposé leurs armes, après des accrochages avec les FARDC. Le lendemain, plus de 200 d’entre eux avaient été transférés dans la prison militaire de Ndolo à Kinshasa où ils sont depuis entendus par l’auditeur militaire.

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