Masisi : la population redoute de nouveaux affrontements entre FARDC et Maï Maï APCLS

Un milicien Maï Maï exhibe les armes qu’il a dérobées à Kiwandja. ( Photo : AFP )

Un calme précaire règne sur l’axe Loashi – Nyabiondo dans le territoire de Masisi (Nord-Kivu) mais la population redoute de nouveaux affrontements entre les combattants Maï-Maï de l’Alliance des patriotes pour un Congo libre et souverain (APCLS) et les Forces armées de la RDC (FARDC). Ces derniers auraient sommé les miliciens de quitter les villages et de regagner la brousse dans treize jours à dater du 30 mars dernier. Depuis, les deux camps se regardent en chiens de faïence, selon les sources locales.

« Les informations actuelles nous inquiètent, nous les populations de Loashi, Bukombo et Ngeshe. Notre crainte c’est que, comme on veut forcer les APCLS, et que jusques là, ils refusent de quitter, ils peuvent s’affronter et c’est nous les populations civiles qui allons souffrir », se plaint un habitant de Loashi, une localité proche de la zone où l’on redoute l’escalade de tension entre l’armée et la milice APCLS.
Les combattants de l’APCLS s’étaient pourtant regroupés à Bukombo en localité Mulamba attendant en vue d’une intégration au sein de l’armée, expliquent des sources locales.
Mais l’armée a changé d’avis après les affrontements entre les militaires et les miliciens à Kitshanga au début du mois de mars dernier, et l’annonce de l’envoi de la brigade d’intervention de la Monusco qui doit traquer les forces négatives dans l’Est de la RDC a fait peur aux miliciens de l’APCLS.
Des habitants de Masisi affirment que les FARDC auraient lancé un ultimatum aux miliciens, le 30 mars dernier, leur demandant de quitter les villages et de regagner la brousse dans treize jours.
Depuis, « les FARDC et les APCLS ne collaborent plus », indique la population.
L’administrateur du territoire et la société civile de Masisi ont avoué qu’ils auraient souhaité que les miliciens de l’APCLS soient démobilisés ou intégrés dans l’armée car ils estiment qu’ils sont moins hostiles à la population que d’autres milices.

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