Nord-Kivu: la société civile dénonce l'intox du M23 contre la Brigade d'intervention de la Monusco

Bunagana, Nord Kivu, le 23 mai 2012, les casques bleus indiens de la Monusco avec leur blindé dans la cité de Bunagana avant sa chute entre les mains des mutins du M23. © MONUSCO/Sylvain Liechti

La société civile du Nord-Kivu a dénoncé mardi 9 avril la campagne d’intoxication menée par les rebelles du Mouvement du 23 mars contre le déploiement de la Brigade d’intervention de la Monusco. Selon son porte-parole, Omar Kavota, cette manoeuvre risque d’empêcher le retour de la paix au pays. La brigade d’intervention de la Monusco va être déployée dans la partie Est de la RDC pour neutraliser les groupes armés encore actifs dans cette région, notamment la rébellion du M23.

Selon le porte-parole de la Société civile, les rebelles ont organisé une série de meetings populaires, la semaine dernière, dans la zone qu’ils occupent, appelant la population locale à s’opposer au déploiement de cette Brigade.

«La semaine passée, les responsables politiques et militaires  du M23 ont multiplié des meetings à Kiwanja, Rutsturu-centre, Burumba et Kibaki, demandant à la population de manifester contre le déploiement prochain de cette brigade d’intervention des Nations unies», a indiqué Omar Kavota.

Cette démarche de la rébellion «est inacceptable», a-t-il soutenu, estimant qu’elle empêcherait le retour de la sécurité dans la province du Nord-Kivu, en proie aux groupes armés tant nationaux qu’étrangers.

Le Mouvement du 23 mars avait déjà officiellement désapprouvé le déploiement de la brigade d’intervention de la Monusco en RDC, décidé par le Conseil de sécurité des Nations unies le 28 mars dernier. «Il s’agit de l’option de la guerre que les Nations unies viennent de lever », avait indiqué dans un communiqué publié, lundi 1er avril, le président du M23, Bertrand Bisimwa, cité par l’AFP.

Le même lundi à Kinshasa, le gouvernement congolais avait appelé le M23 à «cesser d’exister comme un mouvement polico-militaire». Le ministre des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, avait alors souligné que si ce mouvement persistait, «la Brigade [d’intervention de la Monusco] s’occuperait à mettre fin à son existence».

La brigade d’intervention de la Monusco devrait être composée de trois mille soixante-neuf militaires et dispose d’un mandat offensif qui lui permettra de combattre les nombreux groupes armés qui créent l’insécurité dans l’Est de la RDC. Parmi ces groupes figurent les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) et le M23.

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