RDC: l’UPC de Thomas Lubanga exige la tenue d’un dialogue politique

Palais du peuple, le parlement à Kinshasa, 2007.

L’Union des patriotes congolais (UPC) de Thomas Lubanga Dylo, détenu à la Cour pénale internationale (CPI) réclame l’organisation d’un dialogue politique en République démocratique du Congo (RDC) pour tenter de trouver des solutions aux questions sécuritaires et celles liées à la souveraineté nationale. Dans une conférence de presse tenue vendredi 12 avril à Bunia, le président national intérimaire de ce parti, le député John Tinanzabu Zeremani, a décrié l’existence d’une multitude de groupes armés actifs dans l’ensemble du pays.

Le député John Tinanzabu a soutenu que la RDC est dans l’insécurité de l’est à l’ouest et du nord au sud :

«Je commence par le Sud, où il y a eu les Bakata Katanga qui ont manifesté dernièrement. Ils sont partis planter leurs drapeaux sans qu’on ne tire sur eux dans la ville de Lubumbashi. En Ituri, il y a [le chef milicien]Cobra Matata qui est là. A Aru (Province Orientale), il y a encore des [groupes armés qui viennent] de surgir là bas. Au Nord-Kivu, il y a le fameux M23 qui fait l’actualité. Il y a combien des Maï Maï qui s’appellent de tous les noms ? »

Pour le député John Tinanzabu, le Gouvernement devrait convoquer d’urgence un dialogue politique pour traiter de toutes les questions liées à la souveraineté nationale.

Ce dialogue devrait, selon lui, «permettre à tous les Congolais de contribuer, la majorité comme l’opposition et  la société civile, pour qu’on trouve des solutions aux problèmes de ce pays. C’est notre pays à nous tous. Tout ce qui se passe au Congo, c’est parce qu’il y a eu échec de la réconciliation nationale ».

Ce responsable de l’UPC a souhaité que tous «les Congolais se retrouvent et se parlent. Il faut que le chef de l’Etat prenne ses responsabilités, il avait promis [la tenue des concertations nationales] pourquoi il tergiverse ? C’est ça le questionnement».

La RDC est en proie à l’activisme des groupes armés. Samedi 23 mars, des miliciens sécessionnistes Maï-Maï Bakata Katanga sont entrés à Lubumbashi, capitale du Katanga. Après des accrochages avec les FARDC, ils se sont rendus au bureau local de la Monusco où ils ont déposé leurs armes. Le lendemain, plus de 200 d’entre eux ont été transférés dans la prison militaire de Ndolo à Kinshasa où ils sont, depuis, entendus par l’auditeur militaire.

Dans la Province Orientale, le chef milicien Cobra Matata, leader de la  Force de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI), sème la terreur dans ce district. Il a demandé, mardi 26 mars, d’être amnistié par le chef de l’Etat.

Depuis le mois de mai, la province du Nord-Kivu est constamment sous menace des rebelles du M23, mais aussi d’autres groupes armés locaux et des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Suite à cette situation, les Nations unies ont décidé, le 28 mars, de créer la Brigade d’intervention de la Monusco pour neutraliser les groupes armés actifs dans l’Est de la RDC.

Cette force est boudée par le M23. Les responsables politiques et militaires de ce mouvement ont organisé des meetings populaires, appelant les populations des territoires qu’ils occupent à protester contre le déploiement de cette brigade.

Vendredi 12 avril, le mouvement rebelle a affirmé qu’il ripostera s’il était attaqué par la Brigade d’intervention des Nations Unies. « Nous n’avons pas le droit d’attaquer le contingent de l’ONU. Mais s’ils venaient à nous attaquer, nous avons le droit de riposter, de nous défendre », a déclaré le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole militaire du M23, cité par l’AFP.

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