Ituri : plus de 90 000 déplacés enregistrés à Walendu Bindi

Des familles dans un camp de déplacés à l’Est de la RDC, en janvier 2003. Photo Don John Bompengo

Plus de nonante mille personnes ont fui leurs domiciles à la suite des affrontements survenus la semaine dernière entre les forces armées de la RDC et les miliciens du FRPI (Front de résistance patriotiques de l’Ituri) au sud de Bunia en Province Orientale. Elles arrivent depuis vendredi 23 août dans la collectivité de Walendu Bindi où ils vivent dans le dénuement. Le représentant des ethnies de l’Ituri appelle l’Etat à l’aide.

« La situation humanitaire dans la région est réellement catastrophique dans la chefferie de Walendu Bindi. Dans la localité de Kaguma, on compte aujourd’hui 20 000 personnes. A Soke 16 000 personnes, à Tchekele plus ou moins 13, à Geti-Etat 18 000 et à Bukiringi on a au moins 24 000 personnes. Elles passent la nuit à la belle étoile, il n’y a pas des soins adéquats. Jusque là il y a rupture de stock [de médicaments] dans les centres de santé qui existaient dans ces villages là », affirme Didi Angaika, le président de l’Union des associations culturelles pour le développement de l’Ituri (Unadi) qui regroupe toutes les ethnies de ce district.

Pour rappel, les forces loyalistes ont repris la semaine dernière une dizaine de villages qu’occupait le FRPI de Cobra Matata au terme d’une offensive armée contre les positions de ces miliciens dans la collectivité de Walendu-Bindi, en Ituri (Province Orientale). Parmi les villages récupérés :  Kapuru, Kombi, Kagoro, Koga et Kanjoka.

Vendredi 23 août, les FARDC ont mis en déroute les miliciens du FRPI à Nombe, 40 km au Sud de Bunia, en Ituri (Province Orientale). Cobra Matata, le chef du FRPI, est un ancien officier de l’armée reconverti en rebelle qui multiplie les annonces de son retour dans les rangs sans les concrétiser.

Par ailleurs, dans les villages libérés, des habitants se plaignent de tracasseries militaires.

« Nous constatons aussi dans les localités libérées comme Bavi qu’il y a un pillage systématique que nos forces loyalistes sont en train d’opérées. Nous demandons aux autorités militaires d’intervenir pour endiguer ces pillages », plaide Didi Angaika.

Le commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, le général Fal Sikabwe indique que “l’armée se préoccupe du sort des civils”.

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