Nord-Kivu : nouveaux tirs du M23 contre un hélicoptère de la Monusco

Un hélicoptère de la Monuc (archives)

Les rebelles du M23 ont tiré ce vendredi 18 octobre dans la matinée contre un hélicoptère de la Monusco dans la région de Kibumba, dans le territoire de Rutshuru, dans le Nord Kivu. Le chef de la mission onusienne, Martin Kobler, et l’envoyée spéciale du secrétaire général de l’Onu pour la région des Grands Lacs, Mary Robinson, ont vivement condamné cette nouvelle attaque du M23 contre un hélicoptère non armé de la Monusco, la deuxième en moins d’une semaine.

Les deux personnalités se trouvent actuellement à Kampala, avec les envoyés spéciaux de l’Union européenne, des Etats Unis et de l’Union africaine, pour observer les pourparlers entre le Gouvernement congolais et le M23.

La Monusco indique dans un communiqué que rien ne devrait empêcher ou perturber l’issue positive des pourparlers de Kampala.

De son côté, le porte-parole de la rébellion, Vianney Kazarama, cité par l’AFP a nié être responsable de cette attaque. « Ce matin, le M23 n’a jamais tiré ou voulu tirer sur la Monusco », a-t-il, laissant entendre que les tirs étaient venus des Forces armées de la RDC (FARDC).

« La Monusco est partenaire des FARDC et on est ensemble sur le terrain, c’est le M23 qui a tiré à partir de la colline Bizuru, à Kibumba », a rétorqué à l’AFP le lieutenant-colonel Olivier Hamuli, porte-parole de l’armée au Nord-Kivu.

Le 11 octobre dernier, un autre hélicoptère de la Monusco a été la cible des tirs des rebelles du M23 dans la région de  Rumangabo au Nord-Kivu. La rébellion avait reconnu cette attaque, évoquant un « incident majeur ».

« Cet hélicoptère est passé à basse altitude dans le camp de Rumangabo vers 16 h00’ (14h, TU), alors que d’habitude il passe à une dizaine de kilomètres de là à vol d’oiseau », avait déclaré à l’AFP le porte-parole militaire du M233.

Le chef de la Monusco avait condamné cette attaque et avait promis que les missions aériennes de la mission onusienne allaient se poursuivre.

«Les rebelles du M23 ne nous exclurons pas de l’espace aérien congolais. Nous continuerons à tout mettre en œuvre pour défendre la population civile, y compris par la force si cela s’avère nécessaire », avait-il souligné.

Ces attaques ont lieu alors que le M23 et le gouvernement congolais examinent le document final de leurs pourparlers à Kampala. La communauté internationale met la pression sur les deux parties pour qu’elles parviennent rapidement à un accord.

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