Pourparlers de Kampala : Martin Kobler sollicite un soutien total du conseil de sécurité

Conférence de presse de l’Onu le 28/08/2013 à Kinshasa, animée par le patron de la Monusco, Martin Kobler. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le patron de la Monusco, Martin Kobler, a demandé, lundi 21 octobre, au Conseil de sécurité des Nations unies d’apporter son appui total aux négociations de Kampala entre le gouvernement congolais et la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23). Il a formulé cette requête lors de la présentation, le même jour, de son rapport sur la situation de la République démocratique du Congo.

Dans son allocution, il a indiqué que la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure instable et préoccupante. Martin Kobler a souligné que ces derniers jours, le M23 a parfois tiré sur les hélicoptères des Nations unies et a renforcé ses positions offensives en menaçant les casques bleus.

Le chef de la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC, a dans son adresse, plaidé devant les membres du Conseil de sécurité pour aboutir à une conclusion rapide des concertations et une solution durable et irréversible du conflit au Nord-Kivu.

Il a aussi fait part aux membres du Conseil de sécurité du refus du M23 de laisser travailler les inspecteurs du mécanisme élargi de vérification conjointe afin d’examiner les allégations sur le renforcement des positions militaires de ce mouvement rebelle.

Concernant les séances intensives de ces derniers jours à Kampala entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23, Martin Kobler a précisé :

« L’objectif était de faire aboutir les pourparlers de Kampala par la conclusion d’un accord global entre la RDC et le M23, de mettre fin à la rébellion, de dissoudre le M23 en envisageant la transformation de ce dernier en un mouvement politique dans le respect de la Constitution et des lois de la RDC. On n’a pas pu atteindre cet objectif ».

Le M23 et le gouvernement congolais sont en pourparlers depuis le 9 décembre 2012. Les pourparlers ont été plusieurs fois suspendus. La question d’amnistie divise les deux parties.Le gouvernement refuse d’amnistier tous les rebelles et ceux-ci ne s’en tiennent qu’à une amnistie globale. Les négociations ont repris depuis le mois de septembre dernier sur initiative de la Conférence internationale de la région de Grands lacs (CIRGL). Elles ont encore été suspendues depuis dimanche 20 octobre suite à une nouvelle dissension sur cette question.

Martin Kobler a cependant souligné que des « progrès considérables ont été réalisés sur la question de l’amnistie pour les combattants du M23 et les arrangements sécuritaires ». Il estime que « les autres déficits pourront être comblés, regrettant tout de même, que cette opportunité unique n’ait put être saisie pour arracher un accord global ».

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