RDC : le Conseil de sécurité de l’Onu satisfait de l’action des casques bleus et de l’armée

Une séance de travail au Conseil de sécurité des Nations unies (photo rfi.fr)

Les membres du Conseil de sécurité de l’Onu saluent l’action des casques bleus de la Monusco et des militaires congolais contre les rebelles du M23. Au cours d’une réunion à huis clos le mercredi 6 novembre à New York à laquelle a participé, par vidéoconférence, le chef de la Monusco, ils ont discuté de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

L’armée congolaise, appuyée par les casques bleus de la Monusco, ont défait les rebelles du M23. A la suite d’une offensive lancée le 25 octobre par les militaires congolais, la rébellion a été délogée des localités qu’elle occupait depuis plus d’une année.

« C’est un succès pour l’armée congolaise, c’est aussi un succès pour les Nations unies et la Monusco qui a agi sur la base de la résolution 2098 qui avait été adoptée à l’unanimité par le Conseil de sécurité à la demande des autorités françaises. Le résultat est là, la force a pleinement joué son rôle pour la protection des civils », a déclaré Gérard Araud, représentant permanent de la France auprès de l’Onu.

Le diplomate français a rendu hommage à « l’action déterminée du chef de la Monusco, au commandant militaire de la force et à tous les casques bleus ».

Il a également fait savoir que cette action n’était qu’un début « pour cette région d’Afrique qui connaît la guerre depuis 20 ans ».

Gérard Araud a notamment plaidé pour le désarmement des combattants du M23 et le rétablissement de l’autorité de l’Etat dans les zones reprises aux rebelles du M23.

Pour le diplomate français, il faut également désarmer les autres groupes armés actifs dans la région. Il a notamment cité les FDLR, les ADF/Nalu et les différents groupes Maï-Maï.

En outre, le représentant permanent de la France auprès de l’Onu a demandé aux Etats des Grands Lacs de traiter les causes profondes du conflit récurrent dans cette région.

« Un accord politique a été signé par tous les chefs d’Etat de la région à Addis-Abeba en février dernier. Cet accord doit maintenant se concrétiser. C’est le travail de Madame Robinson à laquelle nous avons renouvelé notre confiance », a-t-il expliqué.

L’accord d’Addis-Abeba a été signé par onze pays africains sous l’égide de l’Onu pour restaurer la paix dans cette partie de l’Afrique.

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