Nord-Kivu: près 2 900 cas de paludisme enregistrés chaque semaine à Rutshuru

Dans la moustiquaire, un enfant victime de paludisme reçoit des soins dans un hopital à Kinshasa. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

L’épidémie de paludisme a été déclarée depuis le 8 novembre dans la zone de santé de Rutshuru au Nord-Kivu. Selon les autorités provinciales, cette maladie affecte notamment les aires de santé de Kinyandonyi, Kibututu, Umoja et Buturande. Sur 17.000 personnes consultées en six semaines à Kinyandonyi et Buturande, 9.500 souffrent de paludisme.

Le coordonnateur terrain de Médecins sans frontières – France à Rutshuru, Christophe Biteau indique que, sur 17.000 personnes consultées du 1er octobre au 15 novembre dans les deux cliniques mobiles de MSF à Kinyandonyi et Buturande, 9.500 souffrent de paludisme.

«Sur la zone de santé de Rutshuru, le nombre des cas de paludisme hebdomadaire, entre 2 700 et 2 900, a dépassé trois fois le seuil de l’OMS. C’est pour ça que les autorités, ayant pris conscience du problème, ont déclaré officiellement l’épidémie du paludisme sur cinq aires de cette zone de santé», précise-t-il.

Il reconnaît les efforts sur place pour faire face à cette situation. «L’avantage, c’est qu’il y a une mise en place de gratuité des soins pour la population. Ce qui signifie que l’accès aux soins, pour le paludisme et éventuellement pour d’autres pathologies, va être facilité pour la population locale», affirme-t-il.

Mais, Christophe Biteau insiste sur la nécessité de renforcer les mesures de prévention contre cette maladie:

«On connaît certaines zones qui sont marécageuses, notamment sur Kinyandoni. Et on sait que les moustiques se développent sur ces zones marécageuses. Le traitement préventif corrigeant ce genre de situation qui accroît ce problème du paludisme est absolument nécessaire. Sinon, le curatif ne peut pas être permanent. Quelqu’un qui est traité pour le paludisme n’est pas traité de manière permanente.»

Selon lui, «il faut réduire le nombre des moustiques», notamment en assurant l’assainissement du milieu. Il encourage également la distribution des moustiquaires imprégnées, même si «l’insécurité dans cette zone n’a pas permis à certaines personnes de dormir sous la moustiquaire

Beaucoup de gens étaient en effet obligés de fuir les affrontements récurrents entre les FARDC et la rébellion du M23 pour se réfugier notamment en brousse.

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